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THALWEG, subst. masc.
A. − Ligne d'intersection des deux pentes latérales d'une vallée; p. ext., fond de la vallée. Thalweg d'une vallée. La rive opposée paraissait être plus accidentée, et la vallée, dont la rivière occupait le thalweg, s'y dessinait plus nettement (Verne, Île myst., 1874, p. 46).
B. − HYDROL. ,,Ligne de plus grande pente d'une vallée, suivant laquelle se dirigent les eaux courantes`` (Forest. 1946). Lorsqu'on quitte le lit d'une rivière ou d'un fleuve (...) on trouve, à divers niveaux au-dessus du thalweg, des terrasses recouvertes de graviers ou de cailloux roulés (Boule, Conf. géol., 1907, p. 182).
P. ext. Ligne médiane d'un cours d'eau. Pas un lièvre, pas un genièvre (...) pas un ruisseau gelé et sillonné d'une rigole à son thalweg, pas une croix, que je ne connusse déjà (Giraudoux, Siegfried et Lim., 1922, p. 68).La construction de la route du Simplon, en 1805, le percement du tunnel du Gothard en 1882 (...) rendirent la prépondérance à la voie longitudinale suivant le thalweg du Rhône (Brunhes, Géogr. hum., 1942, p. 183).
C. − MÉTÉOR. ,,Région de l'atmosphère où, à un même niveau, la pression atmosphérique est basse par rapport au voisinage comme dans une dépression mais de forme allongée`` (Agric. 1977).
Prononc. et Orth.: [talvεg]. Att. ds Ac. dep. 1835. L'orth. conforme à l'all. d'auj. est tal- (Lar. Lang. fr., Rob.1985). Étymol. et Hist. 1. 1804 « position du filet d'eau qui se meut avec la plus grande vitesse (dans une rivière) » (ap. E. d'Hauterive, La Police secrète du Premier Empire, Paris, t. 1, 1908, p. 199); 2. 1842 « ligne de plus grande pente d'une vallée suivant laquelle se dirigent les eaux courantes » (Ac. Compl.); 3. 1960 météor. (Le Clère). All. T(h)alweg, att. au sens 1 (Trübner), comp. de Tal « vallée » et de Weg « chemin », littéral. « chemin de la vallée ». Bbg. Colomb. 1953 [1952], pp. 526-527.