× Annonce

Chers usagers du portail lexical du CNRTL,

Après vingt ans de bons et loyaux services, la version actuelle du portail sera prochainement remplacée par une nouvelle version au 1er juillet 2026. Cette nouvelle version apporte une refonte complète de l'interface adaptée à tous les supports (ordinateurs, tablettes, smartphones) et inclut également de nouvelles ressources.

Vous pouvez d'ores et déjà vous familiariser avec la nouvelle version ici : Portail lexical

En vous remerciant,

L'équipe du CNRTL
Police de caractères:

Surligner les objets textuels
Colorer les objets :
 
 
 
 
 
 

Entrez une forme

options d'affichagecatégorie :
TUBÉREUSE, subst. fém.
A. − BOT. Plante des régions chaudes de la famille des Amaryllidacées, caractérisée par une très haute tige, des feuilles lancéolées, des fleurs blanches en grappe terminale, à corolle en entonnoir et d'une senteur capiteuse, cultivée pour l'ornementation et la parfumerie. La paix qui règne autour de toi a été aussi dangereuse pour cet esprit rêveur que le sommeil sous la blanche tubéreuse (Vigny, Chatterton, 1835, II, 5, p. 298).Force des nuits, feu d'argent, tubéreuse, Reine des soirs puissants (...) Dont le velours est fait de parfums condensés (...) Fleur humide d'ardeur, ô brûlante pleureuse (Noailles, Éblouiss., 1907, p. 302).
B. − P. méton.
1. Fleur coupée de cette plante servant à l'ornementation. Bouquet de tubéreuses. Ces tubéreuses et ces fleurs d'oranger dégagent pendant ces premières chaleurs (...) de si violents parfums (Dumas père, Monte-Cristo, t. 1, 1846, p. 613).
P. anal. Maryelle compte aujourd'hui vingt-cinq automnes; elle n'est qu'un peu pâlie, toujours svelte, excitante, avec sa beauté de tubéreuse (Villiers de L'I.-A., Contes cruels, 1883, p. 332).
2. Parfum extrait de cette plante. Dans la fragrance de cette fleur, l'oranger domine (...) il finit par atteindre le ton juste, en joignant à l'oranger de la tubéreuse et de la rose qu'il lia par une goutte de vanille (Huysmans, À rebours, 1884, p. 154).
Prononc. et Orth.: [tybeʀø:z]. Att. ds Ac. dep. 1718. Étymol. et Hist. [1629-32 mot empl. par Nicolas Fabri de Peiresc d'apr. Tolmer ds Fr. mod. t. 14, p. 285, sans précision] 1680 (Rich.). Fém. subst. de tubéreux*; d'apr. Vigneul-Marville (Mél. d'hist. et de litt., 1699, p. 212) le célèbre botaniste Jean Robin, Garde du Jardin des plantes (1550-1629) aurait répandu la vogue de cette plante qui n'était cultivée auparavant que dans le Languedoc et en Provence.