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TRONCHE, subst. fém.
A. − Vx ou région.
1. Tronçon de bois gros et court. (Dict. xixeet xxes.).
2. Bûche de Noël (Dict. xixeet xxes.).
B. − Pop. Tête, visage. Synon. gueule (pop.), trogne (fam.), tranche2(v. ce mot A).Faire la tronche, une de ces tronches! filer, foutre un coup de tronche. Je redoute ma fureur devant la tronche de Lévy m'écoutant et faisant des observations (Flaub., Corresp., 1862, p. 291).V. sorbonne ex. de Hugo.
Se foutre de la tronche de qqn. Se moquer délibérément de quelqu'un. « Bonne chance! Bonne chance! » (...)Qu'est-ce que ça veut dire?... Mais, Nom de Dieu! Mais il s'est tiré! (...) Mais il se fout de ma tronche!... Ah ma parole! (Céline, Mort à crédit, 1936, p. 627).
REM.
Troncher, verbe trans.,vulg. Posséder sexuellement. (Ds Esn. 1966, Cellard-Rey 1980, Rob. 1985). Synon. pop. baiser1.
Prononc. : [tʀ ɔ ̃:ʃ]. Étymol. et Hist. A. 1298 « bûche, poutre » (Ordonnances relatives aux métiers de Paris ds Étienne Boileau, Métiers, éd. G.-B. Depping, p. 457); 1409 tronce (Bail, Arch. MM 32, fo23 rods Gdf.); en partic. 1755 tronche « grosse pièce de charpente non encore prise en œuvre, qu'on peut utiliser spécialement pour faire une courbe rampante pour un escalier » (D'Aviler, Dict. d'arch. civile...); 1771 tronce (Trév.). B. 1. 1554 tronche « billot de bois sur lequel on coupe les marchandises » (Arrêt du parlement, 26 juin [Félibien, Histoire de Paris, pièces justificatives, t. Ier, p. 647] ds Havard); 2. av. 1577 « arbre de futaie dont on coupe les branches périodiquement » (R. Belleau, L'Adieu à son papillon ... ds Œuvres poét., éd. Ch. Marty-Laveaux, t. 2, p. 459); 3. 1596 fam. « tête » (Vie généreuse des Mercelots, Gueuz et Boesmiens ds Variétés hist. et littér., éd. E. Fournier, t. 8, p. 182). Forme fém. de tronc* qui représente un lat. pop. *trunca; la forme tronce d'apr. tronçon*. Fréq. abs. littér.: 32. Bbg. Renson 1962, pp. 475-479.