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TRIBAL, -ALE, -AUX, -ALS, adj.
ANTHROPOLOGIE
A. − Relatif à la tribu comme forme d'organisation sociale. On peut, en particulier, douter, d'après ce que l'on observe déjà en Afrique, que l'organisation tribale soit compatible avec l'expansion démographique accélérée (Tiers Monde, 1956, p. 168).Or, le « mana totémique » et le « mana généralisé » ne sont que d'autres appellations de la conscience collective du clan d'abord, de celle de la société tribale ensuite (Traité sociol., 1967, p. 49).
B. − De la tribu, qui appartient à la tribu. La tribu se divise en deux, trois ou une douzaine de clans qui exploitent en commun le territoire tribal (Lowie, Anthropol. cult., trad. par E. Métraux, 1936, p. 285).« Le jeu de l'échange des épouses », dans lequel il faut voir, probablement, un renouvellement ou une consolidation des alliances tribales plutôt qu'un simple jeu (Cuisinier, Danse sacrée, 1951, p. 32).
Prononc. et Orth.: [tʀibal]. Homon. triballe. Plur. masc.: -als ds Lar. Lang. fr., GDEL; -aux [o] ds Rob. 1985. Étymol. et Hist. 1872 (Littré). Dér. de tribu*; suff. -al*, avec peut-être l'infl. de l'angl. tribal (1632, Lithgow, Trav., VI, 296 ds NED).
DÉR.
Tribalisme, subst. masc.,anthropol. Organisation sociale par tribus. La colonisation modifia l'aspect économique et social du Congo mais ne transforma nullement les conditions politiques, morales et religieuses de ce qu'il est convenu d'appeler le tribalisme (J. Lantier, Le Temps des mercenaires, Verviers, Marabout, 1969, p. 281).P. anal. Dans les grandes villes, organisation des jeunes par bandes. Le nombre d'êtres humains en circulation, la compression démographique, sont tels que chaque adolescent qui entre dans la vie se sent diminué, écrasé, dépersonnalisé sous le poids du nombre, ce qui exprime le phénomène du « tribalisme » (Le Monde, 11 déc. 1971, p. 23, col. 4). [tʀibalism̭]. 1reattest. 1963 (L'Humanité, 16, 8, p. 3, 2 d'apr. Blochw.-Runk., p. 163); de tribal, suff. -isme*, avec peut-être infl. de l'angl. tribalism (1885, Edin. Rev. Apr. 443 ds NED).