× Annonce

Chers usagers du portail lexical du CNRTL,

Après vingt ans de bons et loyaux services, la version actuelle du portail sera prochainement remplacée par une nouvelle version au 1er juillet 2026. Cette nouvelle version apporte une refonte complète de l'interface adaptée à tous les supports (ordinateurs, tablettes, smartphones) et inclut également de nouvelles ressources.

Vous pouvez d'ores et déjà vous familiariser avec la nouvelle version ici : Portail lexical

En vous remerciant,

L'équipe du CNRTL
Police de caractères:

Surligner les objets textuels
Colorer les objets :
 
 
 
 
 
 

Entrez une forme

options d'affichagecatégorie :
TRÉPIDER, verbe intrans.
A. − Littér. [Le suj. désigne une pers. ou une partie de son corps]
1. Être agité d'un tremblement à secousses marquées et rapides. Synon. trembler.Il avance à tout petits pas, en trépidant (Janet, Obsess. et psychasth., t. 1, 1903, p. 191).Voilà quatre heures que j'suis attaché sur ce banc, gémit une sorte de mendiant dont la main trépide (...) et tient son casque sur ses genoux comme une sébile palpitante (Barbusse, Feu, 1916, p. 308).
2. P. ext. S'agiter, se démener en tous sens. Pendant que nous étions là une vingtaine trépidant autour de lui, il feuilletait le gros livre, très calme, en clignant son petit œil (A. Daudet, Pte paroisse, 1895, p. 181).
B. − [Le suj. désigne une chose] Être animé d'un mouvement vibratoire. Synon. vibrer.Le sol trépide au passage des camions. La margelle sur laquelle il se tenait trépidait comme le plancher d'un train (Huysmans, Là-bas, t. 1, 1891, p. 49).Chaque camion (...) grognait de tous ses engrenages, trépidait de toutes ses tôles, autour de sa charge d'hommes silencieux (Romains, Hommes bonne vol., 1938, p. 254).
C. − Au fig. S'agiter, s'activer continuellement. Dans cette ville [New-York] où trépident nuit et jour les transactions et les affaires, il y a donc place encore pour le vieux rêve religieux qui berça les hommes pendant des siècles (Loti, Vertige mond., 1917, p. 185).Une vaste maison pleine d'officiers, de cuistots (...) où bourdonnent des voix à travers les cloisons, où trépide jour et nuit une vie mystérieuse et puissante (Genevoix, Boue, 1921, p. 225).
REM.
Trépidomètre, subst. masc.,technol. ,,Appareil servant à enregistrer les trépidations et à mesurer leur amplitude`` (Quillet 1965). Trépidomètre d'un point, d'un barrage (Rob. 1985).
Prononc.: [tʀepide], (il) trépide [-pid]. Étymol. et Hist. 1531 « s'agiter » (Jeh. du Vignay, Mir. hist., XXVI, 2 ds Gdf.), une autre attest. au xvies. (v. Hug.); à nouv. en 1801 (Mercier Néol. t. 2, p. 298: le bouillant jeune homme trépide); le part. prés. se répand fin xixes. 1876 (Huysmans, Marthe, p. 69); 1890 vie trépidante (Goncourt, Journal, p. 1286). Empr. au lat.trepidare « s'agiter, se démener » et « être agité par la crainte, trembler » (de trepidus « affairé, inquiet, tremblant »).