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TRAPP, subst. masc.
GÉOL. Empilement de coulées de lave très fluides et très minces dont la superposition forme de gigantesques marches d'escalier quand l'érosion a modifié leur masse. Des trapps qui paraissaient n'avoir pas été attaqués par le feu, mais qui avaient fourni la matière des laves et des basaltes qui s'étaient fondus dans le fourneau (Voy. La Pérouse, t. 3, 1797, p. 75). [à l'intérieur de l'île] les couches horizontales de roches superposées, appelées « trapps » en langue scandinave, les bandes trachytiques, les éruptions de basalte (...) ont fait un pays d'une surnaturelle horreur (Verne, Voy. centre terre, 1864, p. 76).
REM.
Trappéen, -éenne, adj.Qui a les caractères du trapp, qui est formé de trapp. Massif, plateau, terrain trappéen; minéraux trappéens. On le rencontre [le cuivre] souvent à l'état natif ou sous forme de pyrites dans les serpentines ainsi que dans certaines roches trappéennes (Élie de Beaumontds B. de la Sté géol. Fr., t. 4, 1847, p. 15).
Prononc.: [tʀap]. Homon. trappe1 et 2. Étymol. et Hist. 1765 (Encyclop.). Suéd. trapp, de même sens, propr. « escalier ».