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TRANSHUMANCE, subst. fém.
A. − ÉLEV. Système d'élevage fondé sur le déplacement de troupeaux de régions vers d'autres dont les périodes de végétation sont décalées en fonction des saisons ou en raison de climats différents; déplacement de troupeaux dans ces conditions; plus particulièrement, déplacement saisonnier, sous la conduite de bergers, de troupeaux (moutons, notamment) appartenant à des éleveurs de plaine vers les pâturages de montagne en été (transhumance directe, estivale, normale) ou de troupeaux appartenant à des éleveurs de montagne vers les pâturages de plaine en hiver (transhumance hivernale, inverse). Le contraste entre les plaines desséchées en été et les montagnes enneigées en hiver a fait du monde méditerranéen le domaine de prédilection de la transhumance (Wolkowitsch, Élev., 1966, p. 119).
P. méton. Troupeau transhumant. Mathieu rêvait depuis toujours de suivre une transhumance. Il est parti de la ferme pour rejoindre des bergers au hameau de La Garde, et accompagner avec eux les troupeaux dans la montagne (Le Figaro Magazine, 8 juin 1984, p. 112, col. 1).
B. − P. anal., APIC. Mode d'exploitation consistant à déplacer des ruches d'un lieu de floraison à un autre. Il leur faut [aux apiculteurs] bien souvent faire de la transhumance et partir avec leurs ruches dans des endroits où il y a beaucoup de fleurs, de façon à pouvoir récolter (La Vie du Rail, 30 oct. 1986, p. 32, col. 3).
Prononc. et Orth.: [tʀ ɑ ̃zymɑ ̃:s]. Att. ds Ac. 1935. Étymol. et Hist. 1818 (Marguery, Nouv. dict. de la lang. fr. ds Quem. DDL t. 21). Dér. de transhumer*; suff. -ance*. Fréq. abs. littér.: 10. Bbg. Anderer 1981, t. 2, pp. 443-444. − François (A.). La Désinence ance ds le vocab. fr. Genève-Lille, 1950, p. 75.