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TRAITANT, -ANTE, part. prés., subst. masc. et adj.
I. − Part. prés. de traiter*.
II. − Subst. masc., HIST. Financier chargé de lever un impôt, un droit, une créance moyennant un traité avec le roi, contre le versement d'une certaine somme (d'apr. Lep. 1948). Synon. fermier, partisan.En 1385, un traitant, qui n'était pas sans quelques scrupules sur ses richesses, crut en légitimer la source en faisant quelques libéralités à l'Hôtel-Dieu (Jouy, Hermite, t. 4, 1813, p. 302).Le faste de la réception atteignit son comble quand il leur proposa une visite de la forteresse: le roi Soleil à court d'argent menant promener les traitants dans le parc de Versailles ne m'eût pas plus scandalisé (Gracq, Syrtes, 1951, p. 72).
III. − Adjectif
A. − Médecin* traitant. Anton. médecin consultant. (v. consultant B).
B. − [En parlant d'un produit] Qui traite. Shampooing traitant. [Un dermatologue] dit simplement qu'elles [les crèmes] ne sont jamais « traitantes » (Le Nouvel Observateur, 13 avr. 1966, p. 43, col. 1).
Prononc. et Orth.: [tʀ εtɑ ̃], fém. [-ɑ ̃:t]. Att. ds Ac. dep. 1694. Étymol. et Hist. 1. 1628 subst. masc. « celui qui traite avec l'État pour affermer les impôts » (Sorel, Polyandre, I, 322-323 ds Brunot t. 4, p. 509), terme d'anc. fin.; 2. 1872 adj. (Littré: Médecin traitant, médecin qui traite un malade, les malades). Part. prés. adj. et subst. de traiter*. Fréq. abs. littér.: 394. Fréq. rel. littér.: xixes.: a) 752, b) 523; xxes.: a) 629, b) 374.