× Annonce

Chers usagers du portail lexical du CNRTL,

Après vingt ans de bons et loyaux services, la version actuelle du portail sera prochainement remplacée par une nouvelle version au 1er juillet 2026. Cette nouvelle version apporte une refonte complète de l'interface adaptée à tous les supports (ordinateurs, tablettes, smartphones) et inclut également de nouvelles ressources.

Vous pouvez d'ores et déjà vous familiariser avec la nouvelle version ici : Portail lexical

En vous remerciant,

L'équipe du CNRTL
Police de caractères:

Surligner les objets textuels
Colorer les objets :
 
 
 
 
 
 

Entrez une forme

options d'affichagecatégorie :
TRAC1, subst. masc.
A. − Vieux
1. Allure d'une bête de somme. Le trac des chevaux (Ac. 1798).
2. Trace, piste des animaux sauvages. (Dict. xixeet xxes.). Suivre une bête au trac (Ac. 1798).
B. − Loc. adv. Tout à trac
1. [Déterm. d'un verbe de parole] Spontanément, franchement, sans détour. Avouer, crier, jeter tout à trac. Je le dis tout à trac, je considère comme Une calamité Que l'on soit à ce point rebelle à ce qu'on nomme La ponctualité (Ponchon, Muse cabaret, 1920, p. 127).Elle lui assénait tout à trac des nouvelles qui le décourageaient (Genevoix, Raboliot, 1925, p. 213).
2. [Déterm. d'un autre verbe] Rare. Sans réfléchir. Au lieu de lui donner ton argent tout à trac dans une grande bourse comme à un séraskier, on s'arrange (A. Daudet, Nabab, 1877, p. 11).
Prononc. et Orth.: [tʀak]. Homon. et homogr. trac2, traque, formes de traquer. Att. ds Ac. dep. 1694. Étymol. et Hist. A. 1. 1441 « bagages qui suivent une armée » (Lettre de Remission ds Du Cange t. 8, p. 141b: faire guet sur le trac ou trayn, de ladite compaignie); 1534 trac de bataille (Rabelais, Gargantua, éd. R. Calder, p. 263); 2. ca 1470 « trace, piste d'un animal » (G. Chastellain, Chron., II, 347, Kerv. ds Gdf.); 3. 1534 « bruit que font les gens en marchant » (Rabelais, op. cit., p. 246: j'entends le trac de noz ennemys, et jà en aperçoy aulcuns d'iceulx qui viennent contre nous à la foulle); 4. 1694 « allure du cheval, du mulet » (Ac.). B. Loc. adv. 1483 tout d'un trac « sans s'arrêter » (Martial de Paris, Vigiles de Charles VII, sign. Mi vo, éd. 1493 ds Gdf.); 1549 tout a trac (Est.). Mot onomat. issu du rad. expr. trak- qui dépeint le bruit de la marche. L'orig. néerl. proposée par Diez, à partir du mot trec « trait, ligne » est peu prob. en raison de l'aire géogr. et de la chronol. des premières attest. (FEW t. 13, 2, pp. 193-194; Bl.-W.5).