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TOURIER, -IÈRE, adj. et subst.
[Corresp. à tour2B; dans un couvent] (Frère) tourier, (sœur) tourière. Religieux, religieuse chargé(e) du tour, qui s'occupe des relations avec l'extérieur. Il se décida à sonner à la grille du cloître intérieur et à faire demander Lélia par une tourière (Sand, Lélia, 1839, p. 576).[Le cardinal Duèze] fut interrompu par un frère tourier (Druon, Loi mâles, 1957, p. 38).V. tour2A 2 ex. de France.
Prononc. et Orth.: [tuʀje], fém. [-jε:ʀ]. Ac. 1694, 1718: -iere; dep. 1740: -ière. Voir Rob. 1985: ,,De nos jours, seul le fém. est d'usage courant``. Étymol. et Hist. 1549 touriere (Est.); 1704 (Trév., s.v. touriere. Il y a des gens qui appellent par raillerie Tourier, un Sacristain qui sert la Messe dans l'Église des Religieuses). Dér. de tour2*; suff. -ier, -ière*; cf. le subst. masc. tourier « gardien (d'une tour) » ca 1250 (Doon de Maience, éd. A. Pey, 4310), encore ds Trév. 1771, répertorié comme terme d',,anc. cout.`` au sens de « geôlier, dans les Pays-Bas » par Ac. Compl. 1842 et Besch., dér. de tour1. Fréq. abs. littér.: 57.