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TORPILLAGE, subst. masc.
A. − Action de torpiller un navire; résultat de cette action. Le 10, était publiée la nouvelle du torpillage, par des avions anglais, du cuirassé Richelieu ancré en rade de Dakar (De Gaulle, Mém. guerre, 1954, p. 77).
Au fig. Action de faire échouer une entreprise, un projet, une idée par des manœuvres secrètes, sournoises ou maladroites. Il y a bel et bien torpillage de l'idée au sein de la phrase qui l'énonce, quand bien même cette phrase serait nette de toute charmante liberté prise avec son sens (Breton, Manif. Surréal., 2emanif., 1930, p. 143).
B. − FORAGE PÉTROL. Opération consistant à faire exploser une charge au niveau de la couche pétrolifère. Le torpillage donne d'intéressants résultats lorsque le terrain est composé de roches dures (Chartrou, Pétroles natur. et artif., 1931, p. 62).
Prononc. et Orth.: [tɔ ʀpija:ʒ]. Att. ds Ac. dep. 1935. Étymol. et Hist. 1. 1915 milit. « action de torpiller » (Lar. mens. t. 3); 2. 1930 au fig. (Breton, loc. cit.). Dér. de torpiller*; suff. -age*. Fréq. abs. littér.: 11.