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TONIFIANT, -ANTE, part. prés., adj. et subst. masc.
I. − Part. prés. de tonifier*.
II. − Adj. Qui (re)donne de l'énergie, du tonus.
MÉD. [Physiquement] Synon. fortifiant, vivifiant.Lotion, lavage, air tonifiant(e). La Bretagne, par excellence, c'est le pays du bain de mer, si tonifiant à cause de l'iode, qui fait tant de bien aux tout-petits (B. Blier, Les Valseuses, Paris, 1989 [1972], J'ai lu, p. 222).Le galbe des formes est également un atout important. Pour le conserver ou le retrouver, René Guinot a mis au point l'huile tonifiante-relaxante (Elle, 25 juill. 1977, p. 30, col. 2).
[Moralement, psychiquement] Synon. stimulant, tonique.Lecture, pensée tonifiante. La recherche d'une source spirituelle tonifiante (Mounier, Traité caract., 1946, p. 368).La liberté, c'est l'espérance permise. Possibilité constante d'ouverture et disponibilité tonifiante en vue des lendemains (Jankél., Je-ne-sais-quoi, 1957, p. 218).
III. − Subst. masc., MÉD., PHARM. Remède tonique, propre à redonner des forces physiques. Synon. cordial, fortifiant, reconstituant, remontant (fam.), stimulant, tonique.Du vin? En quantité modérée cela ne peut vous faire du mal, c'est en somme un tonifiant (Proust, Sodome, 1922, p. 641).
P. anal. ou au fig. Je me rends bien compte qu'il était pour elle un tonifiant (Barrès, Cahiers, t. 13, 1921, p. 160).Je m'attends un de ces jours à me voir placé à table (...) après un de nos généraux faisant la guerre par horreur de la guerre et pour punir un peuple de cultiver un idéal qu'eux-mêmes jugeaient le seul tonifiant il y a quinze ans (Proust, Temps retr., 1922, p. 798).
Prononc. et Orth.: [tɔnifjɑ ̃], fém. [-ɑ ̃:t]. Att. ds Ac. 1935. Fréq. abs. littér.: 20.