× Annonce

Chers usagers du portail lexical du CNRTL,

Après vingt ans de bons et loyaux services, la version actuelle du portail sera prochainement remplacée par une nouvelle version au 1er juillet 2026. Cette nouvelle version apporte une refonte complète de l'interface adaptée à tous les supports (ordinateurs, tablettes, smartphones) et inclut également de nouvelles ressources.

Vous pouvez d'ores et déjà vous familiariser avec la nouvelle version ici : Portail lexical

En vous remerciant,

L'équipe du CNRTL
Police de caractères:

Surligner les objets textuels
Colorer les objets :
 
 
 
 
 
 

Entrez une forme

options d'affichagecatégorie :
TOLLÉ, subst. masc.
[P. allus. à la trad. lat. de Jean XIX, 15 où les Juifs demandent à Ponce Pilate de crucifier Jésus par ce cri: Tolle, tolle, crucifige eum]
A. − Vx. Crier tollé (sur qqn, contre qqn). ,,Crier afin d'exciter de l'indignation contre quelqu'un`` (Ac. 1798-1835).
B. − Cri collectif de protestation, vif sentiment d'indignation exprimé par un ensemble de personnes. Tollé général; violent tollé; déclencher, soulever un tollé; ce fut un beau tollé. M. de Mars m'écrivit le tollé de l'Académie française contre mon Henriette (Michelet, Journal, 1859, p. 482).Un tollé furieux éclate dans la salle; des ricanements soufflettent l'avocat (Martin du G., J. Barois, 1913, p. 385).
Rem. On a écrit parfois tolle, sans accent: Vous y avez excité trop de jalousie, pour résister au tolle général qui s'élèvera contre vous dans les journaux libéraux (Balzac, Illus. perdues, 1839, p. 493).
Prononc. et Orth.: [tɔle]. Littré, Passy 1914, Barbeau-Rodhe 1930, Martinet-Walter 1973 tolèrent la gémination. Ac. dep. 1718: tollé. Ex. sans accent supra. Étymol. et Hist. 1. 1477 (Passion d'Auvergne, éd. G. A. Runnalls, p. 169-170). 2. 1573 crier tollé après qqn « crier afin d'exciter l'indignation contre quelqu'un » (A. Paré, De la Génération, 54, éd. J.-Fr. Malgaigne, t. 2, p. 755); 3. 1690 « cri d'indignation » (Fur.). Transformation graph. de l'anc. impér. tolez, impér. de toldre « ôter », du lat. tollere, sous l'infl. de l'impér. lat. tolle (cette transformation s'est produite à partir du lat. tolle « prends, enlève-(le) » que, dans le texte de la Vulgate, les Juifs poussent pour demander à Ponce Pilate de faire mourir Jésus, Jean XIX, 15, v. Bl.-W.). En a. fr. tolez était empl. couramment comme signe de protestation (ca 1165, Benoît, Roman de Troie, éd. L. Constans, 6411). Voir A. Stimming, Neufranzösisches tollé ds Mél. Wilmotte, pp. 715-721. Fréq. abs. littér.: 16.