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TIMBRAGE, subst. masc.
A. − ADMIN., COMM., DR. Opération consistant à timbrer un document (v. timbrer A et B). Timbrage des passeports, des permissions. Le « visa » (...) doit aller de pair avec la vérification de la régularité des ordres de paiement (...), du timbrage, des signatures, doit être rapide, de façon à ne pas immobiliser longtemps le client devant le guichet (Baudhuin, Crédit et banque, 1945, p. 136).
P. méton. Marque imprimée, cachet apposé sur un document. Synon. timbre (v. ce mot E).Un pli porté à la main lui fut remis. On y lisait dactylographié, au-dessous d'un timbrage bancaire: « D'ordre de M. Henri Desgrès, nous avons l'honneur de vous faire parvenir un chèque en francs (...) » (Malègue, Augustin, t. 1, 1933, p. 365).
B. − INDUSTR. GRAPH. Procédé d'impression analogue à la taille douce, dans lequel l'impression est accompagnée d'un estampage. Des machines imprimant et façonnant d'un seul passage (...) permettent des impressions en plusieurs couleurs, du timbrage, des perforations, découpages, etc. (Civilis. écr., 1939, p. 10-10).
C. − POSTES ET TÉLÉCOMM.
1. Oblitération par le timbre de la poste (v. timbre E 3 a). (Dict. xxes.).
P. méton. Timbre apposé sur un envoi postal. Monsieur le Président pourrait-il demander à l'employé de la poste qui était tout à l'heure à la barre, si le timbrage du départ est toujours différent de celui de l'arrivée? (Gide, Souv. Cour d'ass., 1913, p. 623).Il déchiffra la date du timbrage et calcula: cette lettre attendait depuis deux ans! (Martin du G., Thib., Belle sais., 1923, p. 1010).
2. Opération consistant à timbrer un envoi postal (v. timbrer D). Lettres dispensées de timbrage. Pour égaliser les chances, des aides non discriminatoires sont assurées aux journaux existants (papier, régime fiscal, régime de timbrage) (Belorgey, Gouvern. et admin. Fr., 1967, p. 144).
D. − TECHNOL. Apposition d'une marque indiquant la pression maximale que peut supporter après épreuve, un appareil à vapeur (v. timbre E 4). (Dict. xxes.).
P. anal., ASTRONAUT. ,,Essai de sécurité qui consiste à appliquer à une enceinte, telle que réservoir ou enveloppe de moteur-fusée, une pression supérieure à sa pression d'utilisation, pendant une durée donnée`` (Spatiologie 1985).
Prononc. et Orth.: [tε ̃bʀa:ʒ]. Att. ds Ac. dep. 1878. Étymol. et Hist. 1. 1575 hérald. timbraiges (Exéc. test., ap. A. de La Grange et L. Cloquet, Etudes sur l'art à Tournai, II, 260 ds Gdf.); 2. 1792 « action ou manière de timbrer » (Décret du 9 juin, Bull. Hist. Écon. Révol., p. 194 ds Brunot t. 9, 2, p. 1082); 3. 1871-72 « gravure sur métaux » (Almanach Didot-Bottin, p. 1331, 1recol. ds Littré). Dér. de timbrer*; suff. -age*.