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TIMBALIER, subst. masc.
A. − Cavalier qui bat des timbales. Il est parti pour l'Aquitaine Comme timbalier, et pourtant On le prend pour un capitaine, Rien qu'à voir sa mine hautaine (Hugo, Odes et ball., La Fiancée du timbalier, 1828, p. 460).Les fanfares de cavalerie continuent à avoir des timbaliers dont les timbales sont ornées de tapis au chiffre ou aux insignes du régiment (Leloir1961).
B. − Musicien d'orchestre qui tient la partie des timbales. Plus exposé, le musicien de l'harmonie ne tolère aucune manifestation de la part du quatuor. À tel point que le regard d'un flûtiste, quand il n'exprimerait aucun sentiment, donne à mon erreur de timbalier le relief d'une catastrophe et décuple mon malaise (Fr. Dupin, L'Orchestre nu, 1981, p. 160).
Prononc. et Orth.: [tε ̃balje]. Att. ds Ac. dep. 1694. Étymol. et Hist. 1667 milit. « cavalier qui joue des timbales » ici, au Maroc (N. Perrot d'Ablancourt, L'Afrique de Marmol [trad. de l'esp.], t. 2, p. 187); 1671 « musicien joueur de timbales » (Pomey). Dér. de timbale*; suff. -ier*. Fréq. abs. littér.: 12. Bbg. Arveiller (R.). R. Ling. rom. 1985, t. 49, pp. 482-490. − Quem. DDL t. 25.