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THERMALISME, subst. masc.
A. − MÉD. Ensemble des connaissances relatives aux eaux thermales et à leurs applications. L'enseignement du thermalisme: celui-ci se fait dans les Facultés de médecine, tant au cours de l'enseignement de la médecine générale, que dans le cadre d'une attestation nationale d'études d'hydrologie et de climatologie médicales, nécessaire aux futurs médecins thermalistes (G. Katz, A. Maurin, Santé et thermalisme, Saint-Jean-de-Braye, Dangles, 1988, p. 32).
B. − Ensemble des moyens mis en œuvre pour l'utilisation thérapeutique des eaux thermales, l'exploitation et l'aménagement des sources et des stations thermales. Les rapports entre le thermalismeauquel il faut joindre le climatismeet le tourisme sont évidents. Le désir de prendre les eaux ou de trouver l'air pur a été à l'origine des déplacements touristiques, aussi bien dans l'antiquité que lors de leur renaissance à partir du XVIIesiècle (JocardTour. et action État, 1966, p. 158).Les communes (ou leurs fractions ou leurs groupements) peuvent recevoir par décret en Conseil d'État le statut de stations classées (par exemple, pour le thermalisme, les sports d'hiver, la vie balnéaire) (Belorgey, Gouvern. et admin. Fr., 1967, p. 378).
REM.
Thermaliste, adj. et subst.(Celui, celle) qui est spécialiste du thermalisme médical. Le diplôme de médecin thermaliste n'est aucunement exigé et il persiste dans un nombre non négligeable de stations des médecins généralistes ou de diverses spécialités qui exercent (à temps plein ou à temps partiel) la médecine thermale (G. Katz, A. Maurin, Santé et thermalisme, Saint-Jean-de-Braye, Dangles, 1988, p. 30).
Prononc.: [tε ʀmalism̭]. Étymol. et Hist. 1. 1845 « système de thermalisation » (Richard, p. 571); 2. 1904 « état de thermalité des sources » (Nouv. Lar. ill.); 3. 1933 « organisation, aménagement, exploitation des stations thermales » (Lar. 20e). Dér. de thermal*; suff. -isme*.