× Annonce

Chers usagers du portail lexical du CNRTL,

Après vingt ans de bons et loyaux services, la version actuelle du portail sera prochainement remplacée par une nouvelle version au 1er juillet 2026. Cette nouvelle version apporte une refonte complète de l'interface adaptée à tous les supports (ordinateurs, tablettes, smartphones) et inclut également de nouvelles ressources.

Vous pouvez d'ores et déjà vous familiariser avec la nouvelle version ici : Portail lexical

En vous remerciant,

L'équipe du CNRTL
Police de caractères:

Surligner les objets textuels
Colorer les objets :
 
 
 
 
 
 

Entrez une forme

options d'affichagecatégorie :
TAPINER, verbe
A. − Empl. intrans., arg., pop.
1. Faire le tapin, racoler. Les mômes elles s'étaient affolées... Elles osaient même plus revenir devant nos décombres!... Elles tapinaient à présent dans les autres Galeries... Et puis alors une pétoche noire qu'on leur ôte leur carte! (Céline, Mort à crédit, 1936, p. 562).
2. Travailler. Synon. pop., fam. bosser1, turbiner.Elles viennent de décarrer, les merveilleuses, une tapine dans la mode, rue de la Paix, l'autre dans la couture à quelques pas de là (Simonin, Hotu soit qui mal y pense, 1971, p. 206 ds Rob. 1985).
B. − Empl. trans., région. Tapoter, tripoter. Le spécialiste questionne, colle son oreille devant, derrière, le tapine partout lui dit qu'il n'a rien de grave (Renard, Œuvres, Nos frères farouches, Paris, Gallimard, 1971 [1908], p. 443).En partic. Lutiner. Elle sait des histoires que nous ne savons pas et qu'elle ne raconte à personne. Elle sait que tel jour, derrière les fagots, le gendarme a tapiné la femme du corroyeur (Renard, Œuvres, Nos frères farouches, Paris, Gallimard, 1971 [1908], p. 340).
REM.
Tapineuse, subst. fém.,arg., pop. Prostituée racolant dans la rue. Sous l'auvent d'un hôtel, des tapineuses espéraient le micheton (Le Breton, Rififi, 1953, p. 159).Tout au long des Acacias [au Bois de Boulogne], c'était plein de gisquettes avec (...) un méchant pourcentage de tapineuses (Simonin, Touchez pas au grisbi, 1953, p. 44).
Prononc.: [tapine], (il) tapine [tapin]. Étymol. et Hist. I. 1920 (arg. des filles ds Esn. 1966). II. 1908 « tapoter » (Renard, op. cit., p. 443); en partic. id. « lutiner une femme » (Id., ibid., p. 340). I dér. de tapin* étymol. 2; dés. -er. II mot région. att. au sens de « frapper longtemps et à petits coups » en Normandie et de « tapoter » dans les Vosges, le Morvan et en Provence (v. FEW t. 13, 1, p. 100b) dér. de tapin* au sens de « taloche, gifle », sens bien conservé dans les dial.: Wallonie, Flandres (cf. Hécart: donner l'tapin « rosser »), Bourgogne (Jossier: tapin « soufflet »), fr.-prov., prov. et savoy. (FEW, loc. cit.) ainsi qu'en norm.; suff. -iner*. Déjà en m. fr., forme tappigner « maltraiter, attaquer en mordant (en parlant d'un chien) » 1411 (Lit. remiss. in Reg. 165 Chartoph. reg. ch. 408 ds Du Cange, s.v. tapponnare).