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TAPÉE, subst. fém.
I. − Fam. Grande quantité. Synon. flopée (pop.), foule2, tas (fam.).Et dire que les trois premiers sont mariés, qu'ils laissent derrière eux des femmes et une tapée d'enfants! (A. Daudet, Port-Tarascon, 1890, p. 196).Il y a ici une tapée de peintres, ça pousse entre les pavés, j'en ai dégoté un la semaine dernière sous les combles de l'Escurial,il dormait (Malraux, Espoir, 1937, p. 470).
II. − MENUISERIE
A. − ,,Réunion de planches ou de fragments de bois collés ensemble pour produire une saillie plus grande, et qu'on débillarde ou qu'on sculpte`` (Havard 1890).
B. − ,,Pièce rapportée verticalement sur la face extérieure des montants des dormants de croisée ou de porte, pour fixer les persiennes`` (Barb.-Cad. 1971).
Prononc. et Orth.: [tape]. Att. ds Ac. dep. 1878. Étymol. et Hist. I. 1727 fam. « grande quantité » (Marivaux, L'Île de la Raison, II, 2 ds Théâtre compl., éd. M. Arland, p. 522). II. a) 1872 menuis. « ensemble de planches collées les unes aux autres et destinées, une fois fixées à un meuble, à être sculptées » (Littré); b) 1963 « pièce de bois rapportée sur les montants latéraux d'une croisée et sur laquelle sont fixées les persiennes » (Barb.-Cad.). Part. passé fém. subst. de taper1*. Bbg. Arveiller (R.). Contribution à l'ét. du lex. fr. Mél. Gamillscheg (E.). 1968, p. 32. − Deutschmann (O.). L'Empl. des n. d'action désignant d'abord une « volée de coups » pour signifier « beaucoup ». R. Ling. rom. 1937, t. 13, pp. 89-94.