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SOUS-TRAITER, verbe
A. − Empl. intrans., HIST. ,,Sous l'Ancien Régime, prendre une sous-ferme d'un fermier général`` (Ac. 1835, 1878).
B. −
1. Empl. intrans. Céder à une autre personne, en totalité ou en partie, une affaire, une entreprise, une fourniture dont on a la responsabilité. Les architectes urbanistes ont souvent tendance à sous-traiter avec les géographes à des tarifs dérisoires (Colloque géogr. appl., 1962, p. 142).
2. Empl. trans. Céder à un sous-traitant, en totalité ou en partie, une entreprise, une affaire, une fourniture dont on conserve la maîtrise. L'industrie qui sous-traite une partie de son activité y trouve son avantage; il n'est pas dans son intérêt de tout faire (La Croix, 21 mars 1973ds Gilb. 1980).Empl. abs. Suivant ses méthodes, il produisit lui-même environ le cinquième de la fourniture, et sous-traita pour le reste à 0 fr. 70 l'unité (Romains, Hommes bonne vol., 1938, p. 176).Au part. passé avec valeur d'adj. En cinéma sonore, des noms différents et parfois prestigieux ne cachent souvent qu'une fabrication sous-traitée: ils ne constituent pas une caution (Le Point,29 nov. 1976,p. 134).
REM.
Re-sous-traiter, verbe,hapax. Côté transport: le patron de la Spelidec (B. Paringaux), qui n'a pas de camion, s'adresse à une importante société lyonnaise de transport qui « re-sous-traite » elle-même, avec une autre société de l'Ain, la Trajora, installée à Saint-Martin-du-Frêne (Le Point, 25 avr. 1983, p. 114, col. 1).
Prononc. et Orth.: [sutʀ εte], [-tʀe-], (il) sous-traite [-tʀ εt]. Att. ds Ac. dep. 1835. Étymol. et Hist. 1. 1673 sous-traité subst. part. « sous-ferme » (Colbert, Lettre du 14 juill., éd. P. Clément, t. 2, p. 282); 1690 sous-traiter « prendre une sous-ferme » (Fur.); 2. 1835 « faire un arrangement avec une personne au sujet d'une entreprise dont elle a été chargée; céder en totalité ou en partie une entreprise pour laquelle on avait soi-même traité » (Ac.). Dér. de traiter*; préf. sous-*.