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SERTISSURE, subst. fém.
JOAILLERIE
A. − Partie du chaton d'une bague qui entoure la pierre et la maintient. (Dict. xixeet xxes.).
P. métaph. Cieux marins étaient les yeux de la dame et lacs que rehausse La sertissure des neiges (Moréas, Sylves, 1896, p. 12).
B. − Manière dont une pierre précieuse est sertie. Sertissure à griffe, à filet (Bouillet 1859).
C. − Synon. de sertissage (v. ce mot A 1).Me proposer tout simplement comme apprenti en sertissure ou pour « la fraise » des petits métaux? (Céline, Mort à crédit, 1936, p. 186).
P. métaph. Cette recherche de la petite bête abêtit les mieux doués, les détourne − occupés qu'ils sont de la sertissure à la loupe d'une phrase − de toutes les fortes, les grandes, les chaleureuses choses qui font vivre un livre (Goncourt, Journal, 1875, p. 1047).
Prononc. et Orth.: [sε ʀtisy:ʀ]. Att. ds Ac. dep. 1762. Étymol. et Hist. 1. 1328 « fixation d'un émail » (J.-M. Richard, Mahaut d'Artois, p. 251, n o2); 2. 1701 « manière dont une bague est sertie » (Trév.). Dér. de sertir*; suff. -ure1*.