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SAMBUQUE, subst. fém.
HIST. DE L'ANTIQ. ET DU MOY. ÂGE
A. − ART MILIT. Machine de guerre en forme de grande échelle mobile surmontée d'une plate-forme, utilisée pour faire le siège des fortifications, des châteaux forts. On avança les échelles de corde, les échelles droites et les sambuques, c'est-à-dire deux mâts d'où s'abaissaient, par des palans, une série de bambous que terminait un pont mobile (Flaub., Salammbô,t. 2, 1863, p. 81).
B. − MUS. Petite harpe triangulaire à quatre ou cinq cordes, produisant un son aigu. La sambuque (...) était principalement jouée par des femmes (F. Clément, Hist. gén. mus. relig.,1860, p. 5).
Prononc.: [sɑ ̃byk]. Étymol. et Hist. 1. 1284 art milit. (Jean de Meung, Trad. Végèce, éd. U. Robert, p. 152); 1290 (Jean Priorat, Chevalerie, éd. U. Robert, 9571); 2. 1372-74 mus. jambus [sic] « sorte de harpe » (N. Oresme, Politiques, éd. A. D. Menut, p. 354a: septigones et trigones et jambi [...] septigone avoit VII angles ou VII cordes; et trigone III et jambus II cordes); xves. sambue (Gloss. lat.-fr., ms Montpellier H 110, f o212 v ods Gdf.: Psalterium, sambue); apr. 1477 sambucque (Jean Molinet, Le naufrage de la pucelle ds Faits et dits, éd. N. Dupire, t. 1, p. 90, 208); 1568 sambuque (L. Le Roy, trad. des Politiques d'Aristote, VIII, 6 ds Hug.: septangles, triangles et sambuques). Empr. au latsambuca « espèce de harpe; sorte de machine de guerre pour lancer des projectiles » et celui-ci au gr. σ α μ β υ ́ κ η mêmes sens; mot d'orig. orientale (cf. Frisk; E. Masson, Rech. sur les plus anciens empr. sémit. en gr., pp. 91-93). Bbg. Hope 1971, p. 149, 221. − Vidos 1939, p. 318, 320.