× Annonce

Chers usagers du portail lexical du CNRTL,

Après vingt ans de bons et loyaux services, la version actuelle du portail sera prochainement remplacée par une nouvelle version au 1er juillet 2026. Cette nouvelle version apporte une refonte complète de l'interface adaptée à tous les supports (ordinateurs, tablettes, smartphones) et inclut également de nouvelles ressources.

Vous pouvez d'ores et déjà vous familiariser avec la nouvelle version ici : Portail lexical

En vous remerciant,

L'équipe du CNRTL
Police de caractères:

Surligner les objets textuels
Colorer les objets :
 
 
 
 
 
 

Entrez une forme

options d'affichagecatégorie :
SYLVE, subst. fém.
A. −
1. Littér. Bois, forêt. [Des poètes] peuplaient leurs parcs enchantés et leurs sylves évanescentes d'une faune tout idéale (Valéry, Variété [I], 1924, p. 107).La population mystérieuse et déliée qui hante les sylves nocturnes et leur grasse liberté noire (La Varende, Nez-de-cuir, 1936, p. 100).
2. GÉOGR. Forêt équatoriale hygrophile. Sylve amazonienne; sylves africaines. En Afrique, la pauvreté du Sahara et du Kalahari, l'épaisseur des sylves équatoriales ont empêché, jusqu'à présent, l'établissement des voies nécessaires au développement du pays (Albitreccia, Gds moyens transp., 1931, p. 43).Ce « sauvage » [de l'Amazonie] se laissera même accompagner par vous derrière sa hutte (...) surveiller les plantes (...) qu'il a dû dérober au péril de sa vie à la sylve sauvage, à la sylve étouffante qui l'assiège (Cendrars, Lotiss. ciel, 1949, p. 66).
B. − Au plur., LITT. [Le plus souvent avec une majuscule] Recueil de pièces de vers détachées. Les Sylves de Stace. Chef de l'école romane, Moréas remanie le Pèlerin passionné (1893), donne Ériphyle et quatre Sylves (1894), puis groupe en volume toutes ses œuvres de transition (Poésies, 1889, comprenant Le Pèlerin passionné, Énone au clair visage, Ériphyle, Sylves) (R. Jasinski, Hist. de la litt. fr., Paris, A.-G. Nizet, 1966, p. 428).
Prononc. et Orth.: [silv]. Att. ds Ac. 1778 à 1878 au sens B. Ac. 1778-1835: silves, 1878: sylves. Étymol. et Hist. 1. a) Ca 1100 selve « forêt » (Roland, éd. J. Bédier, 3293: Selve ne bois); xiiies. silve (Mede St Thibaut, éd. R. Th. Hill, II, 634); en a. et m. fr. (v. Gdf. Compl., s.v. selve); à nouv. au xixes. 1888 (d'apr. Larch. Nouv. Suppl. 1889, XIII: Il était bon d'écrire, en 1888, sylve pour forêt); ,,poét.`` ds Rob. 1964; b) 1930 spéc. « forêt équatoriale » (Morand, Magie noire, p. 154); 1932 sylve amazonienne (Id., Air indien, p. 172); 2. 1638 « recueil de pièces de vers détachés, ayant pour modèle celui de Stace » (J. Chapelain, Lettres, éd. Ph. Tamizey de Larroque, t. 1, p. 33: il [le Poète-historien Saint Blancat] a rendu tesmoignage dans ses Sylves à vostre vertu). Empr. au lat. class.sylva, silva « forêt, bois », pour le sens 2, cf. Stace, Silvae.