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SUPÉRIEUREMENT, adv.
A. − Vieilli. Dans la partie la plus haute, la plus élevée. Anton. inférieurement.Cette graine se présente sous la forme d'une sorte de cloche cylindrique dans le bas, et terminée supérieurement par une pyramide très surbaissée à huit angles (Al. Brongniart, Graines foss., 1876, p. 28).
B. − En empl. superl. [Dans un cont. laud.] Dont la valeur, la qualité se situent au plus haut degré. Synon. admirablement, éminemment, excellemment, merveilleusement, suprêmement.Être supérieurement doué, intelligent. Vos Montagnards comblent une lacune dans l'histoire. Le sujet est merveilleusement choisi et traité supérieurement (Hugo, Corresp., 1867, p. 86).Louis-Napoléon (...) mena une politique supérieurement habile pour servir ses desseins (Vedel, Dr. constit., 1949, p. 80).
Rare, en empl. compar. Supérieurement à.Ces deux auteurs ont écrit sur la même matière, mais l'un bien supérieurement à l'autre (Ac.).
[En empl. superl.] Être supérieurement ennuyeux, gros. Bête, la petite, très bête, supérieurement bête (Huysmans, Marthe, 1876, p. 18).Guernica (...) a été pendant quatre ou cinq ans le symbole de la destruction et du massacre guerriers; mais nous avons vu, depuis, d'autres démolitions et hécatombes supérieurement organisées (T'Serstevens, Itinér. esp., 1933, p. 330).
C. − D'une manière qui dénote un sentiment de supériorité. Hausser supérieurement les épaules (Laforgue, Moral. légend., 1887, p. 192).
Prononc. et Orth.: [sypeʀjœ ʀmɑ ̃]. Ac. 1694, 1718: superieurement; dep. 1740 -pé-. Étymol. et Hist. 1. a) 1604 « d'une manière qui l'emporte sur autre chose » (J. Pallet, Dict. très ample de la lang. espagnole et françoise); b) 1734 absol. et sans idée de compar. « excellemment » (Crebillon fils, L'Écumoire, p. 188); 2. 1784 « dans la partie supérieure » (Diderot, Éléments de physiol., p. 197). Dér. de supérieur*; suff. -ment1*. Fréq. abs. littér.: 136.