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SUBVENIR, verbe trans. indir.
A. − Pourvoir à (ce qui est nécessaire). Subvenir à l'alimentation, aux nécessités de, aux frais de, aux besoins de. Il n'y a pas de fortune, si considérable qu'elle soit, qui puisse subvenir seule aux dépenses d'une femme comme Marguerite (Dumas fils, Dame Cam., 1848, p. 137).Chaque corporation et confrérie, alimentant sa caisse du produit de droits d'entrée, de cotisations régulières ou d'amendes, subvient à l'entretien d'enfants pauvres, pour leur permettre d'apprendre un métier (Faral, Vie temps st Louis, 1942, p. 69).
Vx, empl. trans. dir. L'homme (...) est rangé dans la classe des animaux, aux besoins desquels la nature pourvoit par des lois générales et invariables, et (...) il n'a sur eux d'autre avantage que le génie qui crée les arts qui subviennent ses besoins, et qui écartent ou réparent les maux qu'il peut craindre ou qu'il éprouve (Dupuis, Orig. cultes, 1796, p. 425).
B. − Remédier à la perte, à la défaillance de (quelque chose). Subvenir à l'usure de qqc., à l'épuisement du sol. Il faut d'autres moyens encore de subvenir aux mauvaises récoltes, que le commerce ordinaire (Say, Écon. pol., 1832, p. 209).Ma vue a beaucoup faibli ces derniers temps. Les lunettes subviennent à cette insuffisance (Gide, Journal, 1925, p. 806).
Prononc. et Orth.: [sybvəni:ʀ], (il) subvient [sybvjε ̃]. Att. ds Ac. dep. 1694. Étymol. et Hist. 1370 subvenir l'un a l'autre « s'aider mutuellement » (Oresme, Ethiques, éd. A. D. Menut, t. 1, p. 423); ca 1485 subvenir à qqc. (Mistere du Viel Testament, éd. J. de Rothschild, 21363); 1579 (Larivey, Vefve, éd. Viollet-le-Duc, t. 5, p. 182: afin qu'ils subviennent aux frais de nostre depence). Empr. au lat.subvenire (de sub « sous » et venire « venir ») « survenir, se présenter » (v. souvenir) d'où « venir à la rescousse, au secours [terme militaire] » et « secourir, venir en aide à; remédier, secourir contre ». Fréq. abs. littér.: 162.