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STATISME, subst. masc.
A. − Caractère, état de ce qui est statique (v. ce mot I C). Dans la culture antique l'âme était « apollinienne »: statisme et non point dynamisme; calme, lenteur, sérénité; pas de chronomètre ni d'histoire scientifique, mais la colonne dorique et la géométrie d'Euclide (L. Febvre, De Spengler à Toynbee, [1936] ds Combats, 1953, p. 121).Une capacité d'avenir, une aptitude à anticiper le déploiement des actions économiques et de leurs résultats dans le temps, qui est directement opposée au statisme des sociétés traditionnelles (Perroux, Écon. XXes., 1964, p. 251).
B. − PHYS. ,,Écart permanent de vitesse, entre la marche à vide et la machine en charge, d'un moteur thermique ou hydraulique`` (Lar. encyclop.). Le statisme a pour objet une répartition relativement automatique égale des charges entre différents groupes fonctionnant en parallèle (Lar. encyclop.).
Prononc.: [statism̭]. Étymol. et Hist. 1. 1931 (Gilson, Espr. philos. médiév., p. 61); 2. 1964 sc. techn. (Lar. encyclop.). Dér. de statique*; suff. -isme*. Bbg. Quem. DDL t. 15.