× Annonce

Chers usagers du portail lexical du CNRTL,

Après vingt ans de bons et loyaux services, la version actuelle du portail sera prochainement remplacée par une nouvelle version au 1er juillet 2026. Cette nouvelle version apporte une refonte complète de l'interface adaptée à tous les supports (ordinateurs, tablettes, smartphones) et inclut également de nouvelles ressources.

Vous pouvez d'ores et déjà vous familiariser avec la nouvelle version ici : Portail lexical

En vous remerciant,

L'équipe du CNRTL
Police de caractères:

Surligner les objets textuels
Colorer les objets :
 
 
 
 
 
 

Entrez une forme

options d'affichagecatégorie :
SOUPEUR, -EUSE, subst.
A. − Vx. Personne qui soupe, dîne. Il y a aujourd'hui peu de soupeurs (Ac.1798, 1835).
B. − Souvent péj. Personne qui participe à des soupers, passe les nuits en fêtes. Synon. noceur, viveur.Gais soupeurs. Il était grand joueur, grand soupeur, et ne rentrait guère avant l'aube (Bourget,Physiol. amour mod., 1890, p. 194).Les alentours de la chapelle servent de garage aux Rolls et aux Daimler des soupeurs fort nombreux (car les théâtres finissant à 10 h 45, on soupe plus à Londres qu'à Paris) (Morand,Londres, 1933, p. 237).
C. − Subst. fém. Demi-mondaine qui se faisait offrir à souper par les viveurs. Synon. entraîneuse.Les jeunes gens (...) n'ont pas l'idée que la grave mémorialiste d'aujourd'hui (...) ait pu être jadis une gaie soupeuse qui fit peut-être alors les délices, mangea peut-être la fortune, d'hommes couchés depuis dans la tombe (Proust,Guermantes 1, 1920, p. 187).Je m'habillais tantôt en soupeuse, tantôt en enfant de chœur, me fardant outrageusement (Triolet,Prem. accroc, 1945, p. 319).
D. − Arg., subst. masc. Désaxé qui dépose du pain dans les vespasiennes et le récupère pour le manger (d'apr. Le Breton 1960). Pas loin du métro, deux ou trois soupeurs patientaient (Le Breton,Razzia, 1954, p. 132).Désaxé qui absorbe sur une prostituée le sperme d'un client précédent. [Le patron de maison d'amour:] et je te cause pas de mon vieux fond de vicelards, des pères fouettards, ni des soupeurs (Simonin,Touchez pas au grisbi, 1953, p. 162).
Prononc. et Orth.: [supœ:ʀ], fém. [-ø:z]. Ac. 1798-1878: soupeur, 1935: soupeur, -euse. Étymol. et Hist. 1. xives. [ms.] « personne qui soupe, qui participe à des soupers » (Anti Claudianus, ms. BN fr. 1634, fol. 42 v ods Gdf.: souperres, cas suj.); de nouv. 1588 soupeur « id. » (Montaigne, Essais, III, 13, éd. P. Villey et V.−L. Saulnier, p. 1101); 2. 1853 subst. fém. « femme galante, entraîneuse » (Flaub., Corresp., p. 217). Dér. de souper2*; suff. -eur2*. Fréq. abs. littér.: 29. Bbg. Klein (J.R.). Le Vocab. des mœurs de la « Vie parisienne » sous le Second Empire. Louvain, pp. 54-57; 100-101. − Quem. DDL t. 5.