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SOUFFLEMENT, subst. masc.
A. − Littéraire
1. [Corresp. à souffler I A et II A] Action de souffler (quelque chose ou sur quelque chose). Soufflement d'une flamme (par qqn). Les soufflements de bougeoirs que chacun portait en main (Goncourtds Lar. Lang. fr.).Plus blême que les draps (...) la pauvre face tordue du maître de maison, la moustache noire soulevée par un soufflement, toute en désordre (Aragon,Beaux quart., 1936, p. 127).
P. méton. Résultat de cette action; déplacement d'un produit (généralement par une machine soufflante). [Le volcan] Crachant des jets de lave entre ses dents de braise, Fit sur l'humble fétu crouler une fournaise; Un soufflement de forge emplit le firmament (Hugo,Légende, 1877, p. 43).
2. [Corresp. à souffler I B] Bruit de respiration, expiration. Synon. souffle.Il (...) a appuyé ses nageoires sur le bord de la cuve (...) puis il est retombé au fond, en poussant un grand soufflement (Flaub.,Champs et grèves, 1848, p. 406).Il resta là quelque temps encore (...) écoutant derrière la porte les sonnailles des bœufs domestiques et les soufflements des brutes sacrées [les taureaux] (Montherl.,Bestiaires, 1926, p. 402).
PATHOL. Bruit de souffle. Le soufflement de l'asthmatique (Gourmont,Esthét. lang. fr., 1899, p. 285).
En partic. [Pour exprimer la surprise ou la moquerie] Soupir. Où est mon pauvre père! Il aurait fait son petit soufflement en entendant cette grande et belle lettre qui, dit-on, me donne la suprématie littéraire (Balzac,Corresp., 1834, p. 577).
B. − DR. Soufflement d'exploit. Destruction volontaire ou soustraction d'une copie d'exploit. (Ds Littré, Guérin 1892 et dict. xxes.).
Prononc.: [sufləmɑ ̃]. Étymol. et Hist. 1121-34 « action de souffler » (Philippe de Thaon, Bestiaire, 728 ds T.-L.: suflement). Dér. de souffler*; suff. -(e)ment1*.