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SOLFATARE, subst. fém.
GÉOL. Terrain volcanique où se dégage, par des fissures, de la vapeur d'eau à une température de 100 à 300o, contenant de l'hydrogène sulfuré et qui donne des dépôts de soufre; vapeurs sulfureuses de ces terrains. Plus loin, aux sources chaudes et aux geysers tumultueux succédèrent les solfatares (...). L'atmosphère était saturée de l'odeur piquante et désagréable des acides sulfureux. Le soufre, formant des croûtes et des concrétions cristallines, tapissait le sol (Verne, Enf. cap. Grant, t. 3, 1868, p. 183).Chaudes ou relativement froides, ces venues [de vapeur] se présentent souvent en groupes, appelés champs de solfatares ou de fumerolles (A. Rittmann, Les Volcans et leur activité, éd. fr. par H. Tazieff, Paris, Masson, 1963, p. 30).
Rem. On relève au masc., qq. empl. vieillis: Le feu monta le long des pierres; l'édifice se mit à fumer partout comme un solfatare (Flaub., Éduc. sent., t. 2, 1869, p. 110). Un peintre, brûlant sur lui-même comme un solfatare (Bloy, Journal, 1892, p. 19).
REM.
Solfatarien, -ienne, adj.Qui a rapport aux solfatares; qui se caractérise par des solfatares. Depuis des temps immémoriaux de nombreux volcans se trouvent dans la phase solfatarienne et sont considérés comme à demi éteints (A. Rittmann, Les Volcans et leur activité, éd. fr. par H. Tazieff, Paris, Masson, 1963, p. 30).
Prononc. et Orth.: [sɔlfata:ʀ]. Att. ds Ac. dep. 1878. Étymol. et Hist. 1566 n. propre Solfataria (A. Du Pinet, Hist. du monde de C. Pline second, t. 1, p. 117); 1621 id. Sulfatare ou Soulfataria (N. Bénard, Le Voyage de Hierusalem, p. 390 d'apr. R. Arveiller ds Fr. mod. t. 33, p. 230); 1755 id. Solfatare (Cochin, Bellicard, Observations sur les antiquités d'Herculanum, p. 77); 1783 n. commun (Buffon, Hist. nat., Minéraux, t. 2, p. 138). Empr. à l'ital.solfatara (dep. 1560, trad. de G. Porta ds Tomm.-Bell.), n. donné à d'anc. terrains qui dégagent des vapeurs sulfureuses, dér. de sulfo (soufre*). Fréq. abs. littér.: 20. Bbg. Hope 1971, p. 365.