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SIROTER, verbe trans.
Fam. Boire à petites gorgées, lentement, en faisant durer le plaisir. Synon. déguster, savourer.Siroter une boisson, un cassis, une liqueur, un vin. Les assistants sirotent leur café, fument, avalent de grandes lampées de bière (Taine,Notes Paris, 1867, p. 46).Adrien a saisi son verre entre le pouce et l'index; le petit doigt en l'air, il sirote son anisette (Dabit,Hôtel Nord, 1929, p. 215).V. arquebuse ex. 4.
[P. méton. du compl.]
Siroter un (petit) verre. Après chaque repas, il sirotait ainsi, pendant plus d'une heure, trois ou quatre petits verres qui l'engourdissaient peu à peu (Maupass.,Contes et nouv., t. 2, M. Parent, 1886, p. 613).
Siroter (une somme d'argent). Dépenser une somme d'argent en boissons. Siroter sa paye. J'ai même quelque raison de croire que l'excellent Mairesse-Miral sirote l'argent des cierges, car Joseph se fait voler (Duhamel,Combat ombres, 1939, p. 200).
Empl. intrans. Boire habituellement et exagérément des boissons alcoolisées. Il aime à siroter. Il pensait à son père, mort, un bon type, qui sirotait mais qui avait le vin gai (Queneau,Pierrot, 1942, p. 15).
REM.
Siroteur, -euse, subst.,fam. Celui, celle qui aime à siroter, à prendre des boissons alcoolisées. Synon. buveur, ivrogne.C'est un sacré siroteur (Rob.Suppl.1970).
Prononc. et Orth.: [siʀ ɔte], (il) sirote [siʀ ɔt]. Att. ds Ac. dep. 1694. Étymol. et Hist. 1680 intrans. (Rich.); 1704 trans. (Regnard, Folies amoureuses, III, 4, éd. Lequien, 1820, t. 3, p. 257). Dér. de sirop*; dés. -er (les mots en -o/-op étant assimilés à ceux en -ot, cf. Nyrop t. 3, § 89, 11) ou suff. -oter*. Fréq. abs. littér.: 59.