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SERDAB, subst. masc.
ARCHÉOL. Cellule étroite et haute qui contient les effigies du mort, dans les tombes et les monuments funéraires de l'Ancien Empire égyptien. Le serdab est quelquefois sans communication d'aucune sorte avec les autres parties du mastaba: il est muré pour l'éternité. Mais quelquefois aussi une sorte de conduit ou de boyau très-étroit et quadrangulaire part du serdab et vient aboutir à la chambre sous la forme d'un trou oblong, assez petit pour qu'on ne puisse y introduire la main qu'avec peine (A. Mariette, Sur les tombes de l'Ancien Empire que l'on trouve à Saqqarahds R. archéol., t. 19, 1869, p. 14).
Prononc.: [sε ʀdab]. Étymol. et Hist. 1869 (Id., ibid.: Serdab. Non loin de la chambre [à l'intérieur du mastaba] [...] est un réduit bâti de grosses pierres, haut de plafond, étroit de murailles. Nos ouvriers l'ont nommé serdab, un corridor, nom que nous lui avons laissé). Empr. à l'ar. orientalsirdāb « cave, chambre souterraine où l'on se met à l'abri de la chaleur (principalement à Bagdad); chemin souterrain » (Dozy t. 1, p. 647b), lui-même empr. au persan serdābeh « habitation d'été souterraine » (K. Vollers ds Z. der deut-schen Morgenländischen Gesellschaft t. 50, p. 643).