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SÉANT1, -ANTE, part. prés. et adj.
I. − Part. prés. de seoir*.
II. − Adjectif
A. − [Corresp. à seoir I]
1. HÉRALD. [En parlant d'un animal] Qui est représenté assis. Léopard, lion séant. (Dict. xxes.).
2. Vx. [En parlant d'une pers.] Qui siège ou qui peut siéger dans une assemblée. P. méton. [En parlant d'une assemblée] Qui tient séance. La cour étoit séante à Westminster (Chateaubr.,Litt. angl., t. 2, 1836, p. 188).
B. − [Corresp. à seoir II]
1. Qui sied, qui convient. Synon. convenable, décent; anton. malséant.Les talents dont nous parlons ne sont bons qu'à donner de la vanité, à exciter l'envie. Ils sont plus séants chez une femme, à cause de leur frivolité (Duranty,Malh. H. Gérard, 1860, p. 86).
Littér. [Dans une phrase impers.] Il est séant de + inf. ou que + subj.Il est convenable, opportun, décent de, que. Était-il séant de venir s'y mêler, mettre pour ainsi dire le doigt entre l'Empereur et son valet de chambre? (Las Cases,Mémor. Ste-Hélène, t. 2, 1823, p. 463).
2. Littér. Séant à qqn.Qui va à quelqu'un. Synon. seyant.Un bonnet polonais à créneaux, fort séant, sans doute, aux magnats, mais qui lui donnait l'air d'une vieille femme (France,Vie fleur, 1922, p. 340).
Prononc. et Orth.: [seɑ ̃], fém. [-ɑ ̃:t]. Ac. 1694, 1718: seant; dep. 1740: sé-. Étymol. et Hist. 1. Ca 1050 part. prés. sedant « étant assis » (Alexis, éd. Chr. Storey, 114); a) ca 1100 seant (Roland, éd. J. Bédier, 1523); spéc. 1677 hérald. seantes partitions (Menestrier, Abr. méthodique des princ. hérald., p. 60); 1875 (Lar. 19e: séant. S'emploie quelquefois comme synonyme d'assis, en parlant des animaux); b) 1269-78 « qui siège » (Jean de Meun, Rose, éd. F. Lecoy, 19814); 2. ca 1100 ben seant « avenant, bien fait », v. bienséant; 1176-84 malseant « qui ne convient pas », v. malséant; fin xiies. « qui sied, qui est admis comme convenable » (Floovant, éd. S. Andolf, 1785: porpre qui molt estoit saanz); 1538 il est bien seant « il convient » (Est.). Part. prés. adj. du verbe seoir*.