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SCIURE, subst. fém.
Ensemble des parcelles en poussière qui tombent d'un matériau que l'on scie. Synon. bran* de scie.Sciure de grès, de marbre. Je l'avais remplie d'un demi-quintal de poudre bien bourrée avec de la sciure de pierre par-dessus (Lamart., Tailleur pierre, 1851, p. 544).Parfois au milieu des terreaux et des sèves (...) on percevait l'odeur granuleuse, artisane et humble de la sciure de bois (Malègue, Augustin, 1933, p. 39).
Absol. Sciure de bois. Poêle à sciure. Le combustible brûlé sur les grilles [de l'étuve] n'est autre chose que les résidus de l'atelier tels que la sciure et les copeaux (Ser, Phys. industr., 1890, p. 430).
Prononc. et Orth.: [sjy:ʀ]. Ac. 1694, 1718: scieure; 1740: sciûre; dep. 1762: sciure. Étymol. et Hist. 1. 1270 a. flam. le premier soiure de l'hierbe « action de faucher l'herbe » (cité ds G. Espinas, La Vie urbaine de Douai, t. 3, 1913, p. 415), attest. isolée; 2. ca 1393 cyeure « parcelles qui tombent du bois qu'on scie » (Ménagier de Paris, éd. G. E. Brereton et J. M. Ferrier, p. 121, ligne 20). Dér. de scier1*; suff. -ure*. Fréq. abs. littér.: 70.