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ROBUSTESSE, subst. fém.
A. − Caractère robuste, fort et résistant (de quelqu'un). Synon. force, vigueur; anton. fragilité.La plupart [de ces montagnards] sont de très petite taille, presque des nains, mais d'une robustesse extraordinaire (T'Serstevens, Itinér. esp., 1963, p. 250).
[Suivi d'un compl. du nom désignant une partie du corps] Á la minceur de la taille, à la robustesse des épaules, elle reconnut Jean (Roy, Bonheur occas., 1945, p. 220).
B. − Caractère robuste, résistant et solide (de quelque chose).
1. [À propos d'un inanimé concr.] Synon. de solidité.Robustesse d'un moteur. Les locomotives à trolley présentent (...) une forme ramassée et symétrique, qui (...) leur assure (...) une grande robustesse (Haton de La Goupillière, Exploitation mines, 1905, p. 770).
En partic. [À propos d'une œuvre d'art] Synon. de force, vigueur.En composant sa musique d'une robustesse superbe, il [César Franck] s'élevait trop haut dans l'idéal (Bruneau, Mus. hier et demain, 1906, p. 16).[La peinture française manque] souvent de la robustesse technique et de la verve d'exécution que nous admirons dans les grandes écoles naturalistes (Hourticq, Hist. art, Fr., 1914, p. 396).
2. [À propos d'un inanimé abstr.] Ah! non, par exemple; d'abord, je n'ai pas la robustesse d'âme et j'ai encore moins, s'il est possible, la santé corporelle qu'exigerait un tel régime [celui de la Trappe] (Huysmans, En route, t. 1, 1895, p. 222).Elle admirait la hardiesse, la robustesse de sa pensée (Gide, Faux-monn., 1925, p. 978).
Prononc. et Orth.: [ʀ ɔbystεs]. Att. ds Ac. 1935. Étymol. et Hist. 1852 (Gautier, Italia, p. 272). Dér. de robuste*; suff. -esse1*. Fréq. abs. littér.: 32. Bbg. Darm. 1877, p. 100.