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RUNE, subst. fém.
LING. Caractère du plus ancien système d'écriture des langues germaniques orientales et septentrionales, auquel étaient attribuées certaines vertus magiques. Runes magiques, scandinaves. Tu n'ignores pas la vertu des runes Ni le pouvoir des signes tracés sur les lames (A. France,Mannequin, 1897, p. 86).Ce sont des choses très dissemblables que les runes, l'épigraphie turque de l'Orkhon (...) ou les inscriptions khmer (L'Hist. et ses méth., 1961, p. 453).
REM. 1.
Runologie, subst. fém.Discipline ayant pour objet l'étude de l'écriture et des textes runiques. Une introduction à la runologie (...) doit lui ouvrir [au chercheur] le plus de fenêtres possible sur les branches les plus variées du savoir (L. Musset,Introd. à la runologie, Paris, Aubier-Montaigne, 1965, av.-pr., p. 1).
2.
Runologue, subst.Spécialiste de l'écriture runique. Son origine exacte [de l'alphabet runique ancien] fait encore l'objet de discussions parmi les spécialistes appelés runologues (Lar. encyclop.).
Prononc. et Orth.: [ʀyn]. Ac. dep. 1878 runes, subst. fém. plur. Étymol. et Hist. 1653 (d'apr. L. Tolmer ds Fr. mod. t. 14 1946, p. 289); 1670 (d'apr. Bl.-W.2-5); 1693 (Temple, Œuvres mêlées [trad. de l'angl.], Utrecht, 2epart., pp. 338-339). Empr. par l'intermédiaire d'une lang. scand. (dan., norv.rune, suéd. runa), à l'a. nord. rún « secret; signe magique, rune », cf. le got. rūna « secret », l'ags. rūn « secret, rune » (De Vries Anord.; NED). Fréq. abs. littér.: 14. Bbg. Musset (L.). Introd. à la runologie. Paris, 1966, pp. 21-22, passim.