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ROUF(F)LAQUETTE,(ROUFLAQUETTE, ROUFFLAQUETTE) subst. fém.
Pop., puis fam., le plus souvent au plur.
A. − Vieilli. Mèche de cheveu formant un accroche-cœur sur la tempe. Sa casquette est la plus superbe des casquettes, En soie, et fait valoir ses courbes roufflaquettes (Cros, Coffret santal, 1873, p. 114).Devant la porte des bars stationnaient des types, la casquette sur leurs yeux fureteurs encadrés de rouflaquettes ou le chapeau melon en arrière sur la nuque dégageant leur face rasée, ébouillantée, porcine et rose (Cendrars, Bourlinguer, 1948, p. 252).
B. − Pattes que les hommes laissent pousser sur le côté de la joue. (Ds Rob. 1985). Synon. favori, patte de lapin*.Un jeune homme du Paraguay, avec un œillet, des rouflaquettes, un sensationnel pantalon de cheval (Montherl., Bestiaires, 1926, p. 410).
Prononc. et Orth.: [ʀuflakεt]. Ac. 1935: rouflaquette (id. ds Rob. 1985). Étymol. et Hist. [1873] (Cros, loc. cit.); 1876 (Richepin, La Chanson des gueux ds France 1907). Orig. obsc. FEW t. 16, p. 253a, note 13 propose de le rattacher à un dér. de type *rufola de l'a. h. all. hrŭf « escarre, croûte » avec d'autres formes en -l- relevées dans les dial. (p. ex. jersiais rouffles « jabot, garniture de chemises ») sans certitude; Guir. Lex. fr. Étymol. obsc. 1982 le rattache au terme dial. roufle « gifle, volée de coups » notée ds FEW sous le rad. expr. ruff- (FEW t. 10, p. 542b) prob. à la suite de Sain. Lang. par., p. 265 qui le fait dér. de roufle en le rapprochant de l'expr. norm. faire le roufle « prendre un air arrogant, se pavaner ». Fréq. abs. littér.: 13. Bbg. Sain. Arg. 1972 [1907], p. 102.