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RÔTIE, subst. fém.
A. − ART CULIN., vieilli. Tranche de pain rôtie sur le gril ou devant le feu, frite au beurre ou à l'huile dans la poêle, que l'on consommait nature ou garnie pour accompagner le petit déjeuner ou le goûter, les coupes de vin servies au début du repas, les soupes et ragoûts ou les volailles sous forme de canapé. Rôtie au jambon, au lard, à la confiture; rôtie de bécasse en canapé; rôtie d'œufs; rôtie beurrée. Nous ne parlerons pas de la rôtie que l'on porte au lit nuptial; c'est un assez sot usage qui fait souffrir la pudeur de la mariée (Sand,Mare au diable, 1846, p. 204).
B. − CONSTR. Exhaussement pratiqué sur un mur mitoyen ayant la moitié de l'épaisseur du mur d'origine. (Dict. xixeet xxes.).
Prononc. et Orth.: [ʀoti], [-ɔ-]. V. rôtir. Homon. rôti. Ac. 1694, 1718: rostie; dep. 1740: rôtie. Étymol. et Hist. 1. a) 1remoit. du xiiies. « tranche de pain grillée » (Guillaume le Vinier, Poés., éd. Ph. Ménard, XXXIV, 2); b) 1765 « tartine » (Encyclop.); 2. 1694 constr. (Corneille). Part. passé fém. subst. de rôtir*.