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ROBINIER, subst. masc.
BOT. Arbre ou arbrisseau de la famille des Papilionacées, portant des rameaux épineux, des feuilles caduques, alternes, composées pennées, et des fleurs blanches très odorantes, disposées en grappes pendantes longuement pédonculées et dont l'espèce la plus importante est celle du robinier commun, faux acacia, ou acacia blanc, communément appelé acacia (v. acacia1II A). C'est ainsi qu'on a fréquemment introduit en forêt le robinier, qu'on a planté dans les taillis des frênes (Cochet, Bois, 1963, p. 100).
Prononc. et Orth.: [ʀ ɔbinje]. Att. ds Ac. dep. 1835. Étymol. et Hist. 1778 (Lamarck Flore fr. t. 2, § 628, p. 655). Empr. au lat. sc.robinia, formé par Linné sur le n. de Jean Robin [1550-1629], botaniste, apothicaire et arboriste des rois Henri III, Henri IV, et Louis XIII, qui introduisit et sema cet arbre natif d'Amérique du Nord en 1601 place Dauphine à Paris, avant que ce dernier ne soit transplanté en 1635 par son fils Vespasien Robin, à son emplacement actuel du Jardin des Plantes. Bbg. Haudricourt (A.). J. B. Monet de Lamarck, botaniste et lexicogr. In: Congrès Internat. de Ling. et Philol. Rom. 13. 1971. Québec, 1976, t. 1, p. 713.