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RESPIRATOIRE, adj.
A. − PHYSIOLOGIE
1. Qui sert à la respiration. Muscles respiratoires; appareil, organe, système, voies respiratoire(s). La théorie régnante à cette époque (...) admettait que le sucre (...) se détruit dans l'organisme animal par des phénomènes de combustion, c'est à dire de respiration. C'est ce qui avait fait donner du sucre le nom d'aliment respiratoire [p. oppos. à plastique] (Cl. Bernard, Introd. méd. exp., 1865, p. 260).La surface dorsale (...) est souvent couverte (...) de papilles respiratoires (E. Perrier, Zool., t. 1, 1893, p. 783).
2. Qui se rapporte à la respiration. Échanges, mécanismes, mouvements respiratoires; capacité respiratoire; troubles, arythmie, défaillance, détresse, paralysies respiratoire(s). Masque manométrique du Dr Pech, pour mesurer le débit respiratoire maximum (Catal. instrum. chir. (Collin), 1935, p. 8).
Intensité respiratoire. L'intensité respiratoire d'un végétal donné est importante pendant les périodes (...) de développement rapide (Lar. agric.1981).
Quotient respiratoire. Le quotient respiratoire est (...) assez différent suivant la composition chimique des réserves contenues dans la graine étudiée (Plantefol, Bot. et biol. végét., t. 1, 1931, p. 545).
B. − PSYCHOL., empl. subst. [D'apr. Sigaud et Mac Aulife ds Piéron 1973] Type morphologique caractérisé par une prédominance du thorax et de l'étage moyen de la face. Le sanguin est essentiellement un respiratoire. Il est fait pour se dilater, se développer, s'épancher (Mounier, Traité caract., 1946, p. 182).
Prononc. et Orth.: [ʀ εspiʀatwa:ʀ]. Att. ds Ac. dep. 1835. Étymol. et Hist. a) 1566 « qui sert à la respiration » (Dalesch., De l'usage des part. du corps hum., p. 421 ds Gdf. Compl.); b) 1833 « qui a rapport à la respiration » (Piorry, Transactions méd., XI, janv., p. 182 ds Quem. DDL t. 8). Dér. du lat. respiratum, supin de respirare « respirer » (v. ce mot); suff. -oire*; cf. b. lat. respiratorius de même sens (v-vies., v. Souter, Glossary of later latin). Fréq. abs. littér.: 174.