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RÉOCCUPER, verbe trans.
Occuper de nouveau. S'il alla en Grèce, ce fut pour se détruire? Ce fut surtout pour pouvoir réoccuper son siège à la Chambre des Pairs (Barrès, Cahiers, t. 5, 1906, p. 263).Si la butte Sainte-Geneviève avait été évacuée, c'était le fait non de l'ennemi mais d'une fausse manœuvre. Cette position fut aussitôt réoccupée (Joffre, Mém., t. 1, 1931, p. 408).
Prononc. et Orth.: [ʀeɔkype], (il) réoccupe [-ɔkyp]. Att. ds Ac. dep. 1878. Étymol. et Hist. 1796 (Masséna, Lettre, 29 juillet ds Corresp. de Napoléon, Italie, éd. 1819, t. 1, p. 414: si vous m'envoyez 7 à 8000 hommes de renfort, je vous promets presque de réoccuper demain la Corona). Dér. de occuper*; préf. ré- (re-*). Cf. a. fr. rocuper (1306, Guillaume Guiart, Royaux Lignages, éd. de Wailly et Delisle, 12841: le chastel de Blaives... rocupent). Fréq. abs. littér.: 44.
DÉR.
Réoccupation, subst. fém.Action de réoccuper; résultat de cette action. La réoccupation d'une province (Ac.). [ʀeɔkypasjɔ ̃]. Att. ds Ac. dep. 1878. 1resattest. [1830 (s. réf. ds Rob.)] 1836 (Ac. Suppl.); de réoccuper, suff. -(a)tion*.