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RELAVER, verbe trans.
A. − Laver de nouveau. Empl. pronom. réfl. indir. Je me relavai une dernière fois les mains (Proust, Guermantes 1, 1920, p. 391).
B. − Région. (de la Belgique à la Suisse romande). Laver (la vaisselle). Don Rodrigue: Du moins je peux relaver la vaisselle. Premier Soldat: Si vous la lui donnez, il cassera tout (Claudel, Soulier, 1944, épil., 2, p. 1094).
Prononc. et Orth.: [ʀ əlave], (il) relave [ʀ əla:v]. Att. ds Ac. dep. 1798. Étymol. et Hist. 1erquart xiiies. (Renclus de Molliens, Carité, éd. A. G. Van Hamel, 124, 3). Dér. de laver*; préf. re-*. Fréq. abs. littér.: 11.
DÉR. 1.
Relavage, subst. masc.Action de relaver; résultat de cette action. Le panneau ainsi préparé, il a lavé à grande eau tout le panneau (...). Il en était là (...) de ces lavages et relavages (...) quand minuit a sonné et que je suis parti (Goncourt, Journal, 1878, p. 1273).Mines. Opération qui consiste à retraiter du charbon ou du minerai afin d'en améliorer l'épuration ou la récupération. Si, enfin, on veut détruire les pertes (...) ou les réduire, on sera amené à des relavages (Ratel, Prépar. mécan. minerais, 1908, p. 46). [ʀ əlava:ʒ]. 1resattest. 1852 (J. Humbert, Nouv. gloss. genev.), 1878 (Goncourt, loc. cit.); de relaver, suff. -age*.
2.
Relavure, subst. fém.a) Région. Eau sale ayant servi aux travaux ménagers. L'évier [le lavier], bloc de pierre creusé, muni d'un « dégueuloir » qui à travers la muraille écoule dehors les « relavures » [Brie, Morvan] (Menon, Lecotté, Vill. Fr., 1, 1954, p. 14).b) Au fig., péj. [En parlant d'ouvrages intellectuels] Reprise, utilisation de ce qui a déjà servi. Ménalque ne me plaît pas; je l'ai bâclé pour Ducoté qui m'avait demandé de la copie d'une façon plus particulièrement pressante. C'est d'avance une relavure de mon prochain bouquin sur lequel je compte pour motiver mon prochain exil (Gide, Corresp.[avec Valéry], 1896, p. 258). [ʀ əlavy:ʀ]. 1reattest. 1807 (Michel (J.-F.) Expr. vic., p. 165); de relaver, suff. -ure1*.