× Annonce

Chers usagers du portail lexical du CNRTL,

Après vingt ans de bons et loyaux services, la version actuelle du portail sera prochainement remplacée par une nouvelle version au 1er juillet 2026. Cette nouvelle version apporte une refonte complète de l'interface adaptée à tous les supports (ordinateurs, tablettes, smartphones) et inclut également de nouvelles ressources.

Vous pouvez d'ores et déjà vous familiariser avec la nouvelle version ici : Portail lexical

En vous remerciant,

L'équipe du CNRTL
Police de caractères:

Surligner les objets textuels
Colorer les objets :
 
 
 
 
 
 

Entrez une forme

options d'affichagecatégorie :
RECRUTEUR, -EUSE, subst.
A. − Subst. masc., ARM. [Sous l'Ancien Régime] Celui qui par la persuasion et souvent par la ruse et le mensonge faisait des recrues. Synon. enrôleur, racoleur.[Les embaucheurs de députés] se tiennent en embuscade à la porte des hôtels garnis, comme nos anciens recruteurs sur le quai de la Ferraille (Chateaubr.,Polém., 1818-27, p. 40).Les nobles (...), pour soutenir la guerre civile, recruteraient des troupes parmi les « brigands » comme les recruteurs du Roi enrôlaient les misérables (Lefebvre,Révol. fr., 1963, p. 139).
En appos. Sergent recruteur. Militaire chargé d'engager des recrues. Donc, étant sur le Pont-Neuf, nous entendîmes un roulement de tambours. C'était le ban d'un sergent recruteur, qui, le poing sur la hanche, se carrait sur le terre-plein (A. France,Opin. J. Coignard, 1893, p. 152).
B. − P. ext., souvent péj. Personne qui fait du recrutement pour un parti, une association en usant parfois d'une propagande peu scrupuleuse. Il est arrivé également que des garçons valeureux ont été abusés par des antipatriotes connus devenus les recruteurs de l'étranger et de la rébellion (L'Œuvre, 2 mars 1941).
Prononc. et Orth.: [ʀ əkʀytœ:ʀ], fém. [-ø:z]. Att. ds Ac. dep. 1798 (au masc.). Étymol. et Hist. 1771 subst. (Trév.). Dér. de recruter*; suff. -eur2*. Fréq. abs. littér.: 24.