× Annonce

Chers usagers du portail lexical du CNRTL,

Après vingt ans de bons et loyaux services, la version actuelle du portail sera prochainement remplacée par une nouvelle version au 1er juillet 2026. Cette nouvelle version apporte une refonte complète de l'interface adaptée à tous les supports (ordinateurs, tablettes, smartphones) et inclut également de nouvelles ressources.

Vous pouvez d'ores et déjà vous familiariser avec la nouvelle version ici : Portail lexical

En vous remerciant,

L'équipe du CNRTL
Police de caractères:

Surligner les objets textuels
Colorer les objets :
 
 
 
 
 
 

Entrez une forme

options d'affichagecatégorie :
RECLURE, verbe trans.
A. − Vieilli. Renfermer dans une cellule étroite et rigoureuse. Reclure un pénitent, un religieux. Le mur de ce petit logis pour toujours qu'elle s'est fait à douze pas du Saint-Sacrement (...). Pour la reclure désormais, plus besoin de cet œuf de pierre, elle est libre dans le sel, elle est ensevelie dans la lumière! (Claudel, Feuilles Saints, 1925, p. 605).
Empl. pronom. réfl. Se reclure dans une cellule (Ac.1835-1935).
B. − [Usuel à l'inf. et au part. passé] Isoler du monde, du reste des hommes. Il est reclus dans sa chambre, dans sa maison (Ac.).Il convoque un certain jour tous les aliénés qui ne sont point reclus (Pinel, Alién. ment., 1801, p. 77).Ce qu'elle nommait isolement naguère comportait de multiples rapports avec l'extérieur. Aujourd'hui elle est bien recluse, murée en elle-même, indifférente à tout, étrangère partout (Chardonne, Chant Bienh., 1927, p. 60).
REM.
Réclusoir,(Reclusoir, Réclusoir) subst. masc.,arch. ,,Petite cellule que l'on aménageait auprès de certaines églises, au Moyen Âge, et dans laquelle s'enfermaient des femmes renonçant au monde`` (Noël 1968). Les réclusoirs transformés en chapelles ou débarras, sont reconnaissables à leur fenestrelle gothique tournée vers l'autel (Marrou, Connaiss. hist., 1954, p. 76).P. anal. Retraite. Quand quelquefois tout s'agite et bruit en la maison, et que j'entends cela du calme de ma chambrette, le contraste me fait délices; dans mon haut reclusoir, je sens quelque chose des stylites sur leur colonne (E. de Guérin, Journal, 1840, p. 334).
Prononc. et Orth.: [ʀ əkly:ʀ]. Ac. 1694-1740: reclurre; dep. 1762: reclure. Conjug. uniquement à l'inf. et au part. passé reclus (Ac. dep. 1835). Étymol. et Hist. 1. 2emoit. xes. verbe trans. « renfermer dans une clôture étroite et rigoureuse, dans une cellule, dans un couvent, où l'on n'a aucune communication avec le reste des hommes » (St Léger, éd. J. Linskill, 178); 2. 1664, 24 janv. se reclure monastiquement « se retirer du monde » (Jean Chapelain, Lettres, éd. Tamizey de Larroque, t. 2, p. 347); 3. 1690 « s'isoler du monde » (Fur.). Du lat. recludere « ouvrir; ouvrir la porte » qui a pris en b. lat. le sens de « enfermer »: le préf. marquant l'action de tirer la porte en arrière pour la fermer (v. Ern.-Meillet, p. 126).