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RABAN, subst. masc.
A. − MAR. Tresse ou sangle servant à fixer, à amarrer.
Raban de ferlage [« action de ferler »]. ,,Cordon ou tresse servant à serrer une voile sur une vergue, un gui, etc.`` (Gruss 1978). Pour serrer une voile de petites dimensions (...) on peut (...) la saisir contre sa vergue en enroulant en hélice tout autour des tresses assez longues, appelées rabans de ferlage (Galopin, Lang. mar., 1925, p. 72).
Raban de faux, de têtière. ,,Filin servant à transfiler la têtière d'une voile d'étai sur la draille, de manière à pouvoir hisser et amener librement la voile. Dit aussi raban d'envergure`` (Gruss 1978). Gilliatt décida que l'une [des anfractuosités] serait un magasin, et l'autre une forge. Avec tous les rabans de têtière (...) qu'il put recueillir, il fit des ballots des menues épaves, liant les débris en faisceaux et les toiles en paquets (Hugo, Travaill. mer, 1866, p. 270).
Raban de hamac. ,,Bout de cordage qui servait à suspendre le hamac et permettait de lui donner l'inclinaison voulue`` (d'apr. Gruss 1978).
B. − ,,Corde retenant un filet dormant, et qui est maintenue par une pierre enfouie dans le sable`` (Lar. encyclop.).
REM.
Rabaner, rabanter, verbe trans.,mar. Fixer à l'aide d'un raban. Rabaner une voile. (Dict. xixeet xxes.).
Prononc.: [ʀabɑ ̃]. Étymol. et Hist. 1. 1573 « grosse ligne, tresse servant à amarrer, à fixer » (Dupuys); 2. 1812 « corde retenant un filet dormant, et qui est maintenue par une pierre enfouie dans le sable » (Mozin-Biber). Empr. au néerl.raband, comp. de ra « vergue » et de band « lien ». Bbg. Behrens D. 1923, p. 70. − La Landelle (G. de). Le Lang. des marins. Paris, 1859, p. 275.