× Annonce

Chers usagers du portail lexical du CNRTL,

Après vingt ans de bons et loyaux services, la version actuelle du portail sera prochainement remplacée par une nouvelle version au 1er juillet 2026. Cette nouvelle version apporte une refonte complète de l'interface adaptée à tous les supports (ordinateurs, tablettes, smartphones) et inclut également de nouvelles ressources.

Vous pouvez d'ores et déjà vous familiariser avec la nouvelle version ici : Portail lexical

En vous remerciant,

L'équipe du CNRTL
Police de caractères:

Surligner les objets textuels
Colorer les objets :
 
 
 
 
 
 

Entrez une forme

options d'affichagecatégorie :
PRUSSIQUE, adj.
CHIM., vieilli. Acide prussique. Acide cyanhydrique, connu comme poison violent. L'acide prussique officinal est un liquide très fluide incolore d'une odeur d'amandes amères (Dorvault, Officine,1844, p. 132).Cependant l'absence de l'oxygène dans l'acide prussique (cyanhydrique), établie par Berthollet, jetait déjà quelque doute sur ces opinions (Berthelot, Synth. chim.,1876, p. 101).Avait-elle vraiment de l'acide prussique sous la main? Je me rappelais qu'en 40 elle m'avait montré une petite fiole brunâtre, en m'expliquant qu'elle s'était procuré du poison « à tout hasard » (Beauvoir, Mandarins,1954, p. 419).
Au fig. Qui a un effet corrosif, pernicieux. Allé au journal. Appris que mon entrefilet d'hier − goutte d'acide prussique dans une pure et simple cornaline − avait été répété avec (...) éloges dans le Courrier et encore ailleurs (Barb. d'Aurev., Memor.2, 1838, p. 277).Après tous nos romans à l'acide prussique, Comment reviendrait-on au pur et vrai classique? (Pommier, Crâneries,1842, p. 146).
Prononc. et Orth. : [pʀysik]. Att. ds Ac. dep. 1835. Étymol. et Hist. 1787 acide prussique (Méthode de nomencl. chim., proposée par MM. de Morveau, Lavoisier, Berthollet et de Fourcroy, p. 151). Dér. de Prussia, forme latinisée de Prusse; suff. -ique*. Ainsi nommé parce qu'il fut extrait du bleu de Prusse (prussiate*). La découverte de cet acide est due au chimiste suédois C. W. Scheele [1742-1786], qui a indiqué, en 1780, les premiers procédés au moyen desquels on pouvait l'obtenir (v. Encyclop. méthod. Méd. t. 12). Fréq. abs. littér. : 27.