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PRUSSIATE, subst. masc.
CHIM., vieilli. Classe de sels obtenus par combinaison de l'acide prussique (cyanhydrique) et d'une base. Synon. cyanure.Prussiate de mercure, d'ammoniaque; ferro-prussiate. L'addition du prussiate de potasse produit un précipité blanc qui est du prussiate d'antimoine (Kapeler, Caventou, Manuel pharm. et drog.,t. 1, 1821, p. 94).Cependant, l'absence de la réaction au nitro-prussiate dans les cultures arrêtées peut être aussi bien la conséquence que la cause de leur arrêt (J. Verne, Vie cellul.,1937, p. 132).
Prussiate jaune (de potasse, de potassium). Ferrocyanure de potassium. Un meilleur procédé est la teinture au prussiate. On fait macérer les noyaux secs, pendant une nuit, dans une solution aqueuse (...) de ferrocyanure de potassium, ou prussiate jaune des droguistes (P. Rousset, Trav. pts matér.,1928, p. 97).
Prussiate rouge (de potasse, de potassium). Ferricyanure de potassium. (Dict. xixeet xxes.).
Prussiate de fer. Bleu de Prusse. Comme le prussiate de fer ou bleu de Prusse fournit à la peinture une couleur belle et solide, on a tâché d'en étendre l'usage à la teinture (Berthollet, Art teint.,t. 1, 1804, p. 99).
Prononc. et Orth. : [pʀysjat]. Att. ds Ac. dep. 1878. Étymol. et Hist. 1787 (Méthode de nomencl. chim., proposée par MM. de Morveau, Lavoisier, Berthollet et de Fourcroy, p. 111). Dér., à l'aide du suff. -ate*, de Prussia « Prusse », à cause du bleu de Prusse « matière colorante bleu foncé » (1723, Savary ds Bl.-W.1-5), appelé aussi bleu de Berlin (ibid.). Cette matière a été ainsi nommée parce qu'elle fut découverte en Prusse (à Berlin) au déb. du xviiies. La découverte est ordinairement attribuée au chimiste all. C. Dippel.