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PLAGAL, -ALE, -AUX, adj.
MUSIQUE
A. − Mode plagal (p.oppos. à mode authentique*). Mode du plain-chant grégorien où la quinte est à l'aigu et la quarte au grave. En plus des quatre modes [authentiques que Saint-Ambroise avait conservés des anciens modes grecs] (...) [Grégoire le Grand admet] quatre autres modes qui prennent le nom de plagaux, et crée le recueil appelé antiphonaire, encore en usage (Lavignac, Mus. et musiciens, 1895, p.449).
B. − Cadence plagale. Cadence harmonique qui consiste à passer, à la fin d'un morceau, de l'accord parfait de sous-dominante à l'accord parfait de tonique. Dans la conclusion de l'un de ses chefs-d'oeuvre (...) Cherubini réalise une cadence plagale (Durutte, Esthét. mus., 1876, p.107).Il y a plusieurs espèces de cadences; [en harmonie] deux d'entre elles présentent seules un sens vraiment conclusif; la cadence parfaite qui correspond au point [en ponctuation] et la cadence plagale, très assimilable au point d'exclamation (Lavignac, Cours harm. théor. et prat., 1909, p.95).
Prononc. et Orth.: [plagal], plur. masc. [-o]. Att. ds Ac. dep. 1878. Étymol. et Hist.1. 1598 (A. D'Aubigné, Lettres à M. de Boüillon ds OEuvres, éd. E. Réaume et F. de Caussade, t.1, p.464: deux raisons m'ont empesché de cotter tous les modes par leurs noms, m'estant contenté de distinguer l'autentique du plagal); 2. 1835 cadence plagale (Chérubini, Cours contrepoint et fugue, p.169). Empr. au lat. médiév. plagalis «id.» (v. Blaise Latin. Med. Aev. et FEW t.9, p.12b), dér. de plagius, att. comme terme de mus. à partir du viiies. et lui-même empr. au gr. π λ α ́ γ ι ο ς, v. plage2.