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PUÎNÉ, -ÉE, adj.
Lang. jur. Qui est né après un frère ou une sœur. Le premier est un lord, l'aîné, et par conséquent le possesseur de tous les biens de la famille. Le second est son frère puîné, époux de Paméla, déshérité à cause de ce mariage, et vivant du produit de sa demi-paie, dans un état de gêne assez voisin de l'indigence (Brillat-Sav., Physiol. goût, 1825, p. 148).
P. méton. Qui a pour origine un enfant puîné. Il se peut que la branche dont on s'occupe était cadette ou puînée, moins riche et moins illustre (L'Hist. et ses méth., 1961, p. 735).
Empl. subst. Un fils aîné peut ne pas avoir d'enfants, la descendance est assurée par le cadet (second fils) ou un puîné (L'Hist. et ses méth., 1961, p. 733).
Prononc. et Orth.: [pɥine]. Ac. 1694, 1718: puisné; dep. 1740: puîné. Étymol. et Hist. 1160-74 (Wace, Rou, III, 1424, éd. A. J. Holden, t. 1, p. 214: Dous filz orent, Alein le ainzné, Johan clamerent le puisné). Comp. de puis* et de , part. passé de naître*; cf. 1155 Wace, Brut, éd. I. Arnold, 3997: Fiere le rei esteit puis nez. Fréq. abs. littér.: 47.