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PSALLETTE, subst. fém.
MUS., RELIG., vieilli. École de musique vocale attachée à une église. Créé par l'Église, élevé par elle, dans les psallettes du Moyen Âge, le plain-chant est la paraphrase aérienne et mouvante de l'immobile structure des cathédrales (Huysmans, En route,t. 1, 1895, p. 14).
P. méton. Ensemble des chanteurs d'une psallette. Synon. maîtrise, manécanterie.Adjoindre à sa maigre psallette [de Notre-Dame-des-Victoires] la puissante maîtrise de Saint-Sulpice (Huysmans, En route,t. 1, 1895p. 57).
Prononc. et Orth. : [psalεt]. Att. ds Ac. 1762-1878. Étymol. et Hist. 1443 « maîtrise d'une église » (B. de la Soc. d'émul. des Côtes du Nord, 1863, p. 9); 1535 « école d'enfants de chœur » (G. Colin, Poés., éd. J. Denais, 249). Dér., peut-être sous l'infl. de sallette « petite salle » (xiiies. ds Gdf. − 1752, Trév.), du lat. psallere « jouer de la cithare, chanter en s'accompagnant de la cithare » et à basse époque, dans la lang. eccl. « chanter des psaumes » (v. psaume); suff. -ette*.