× Annonce

Chers usagers du portail lexical du CNRTL,

Après vingt ans de bons et loyaux services, la version actuelle du portail sera prochainement remplacée par une nouvelle version au 1er juillet 2026. Cette nouvelle version apporte une refonte complète de l'interface adaptée à tous les supports (ordinateurs, tablettes, smartphones) et inclut également de nouvelles ressources.

Vous pouvez d'ores et déjà vous familiariser avec la nouvelle version ici : Portail lexical

En vous remerciant,

L'équipe du CNRTL
Police de caractères:

Surligner les objets textuels
Colorer les objets :
 
 
 
 
 
 

Entrez une forme

options d'affichagecatégorie :
PROTÊT, subst. masc.
DR. COMM., FIN. Acte authentique dressé par un huissier à la demande du porteur d'un effet de commerce, d'une lettre de change ou d'un chèque pour constater, après sommation, soit le non-paiement à l'échéance de l'effet (protêt faute de paiement), soit le refus d'acceptation d'une traite (protêt faute d'acceptation) (d'apr. Tézenas 1972, Jur. 1985). Écrire, dresser, faire un protêt; dresser protêt. Un jour l'argent manqua pour parer à un payement : ma signature resta en souffrance; les protêts se succédèrent coup sur coup (Reybaud, J. Paturot,1842, p. 427).Mais, le lendemain, à midi, elle reçut un protêt; et la vue du papier timbré, où s'étalait à plusieurs reprises et en gros caractères : « Maître Hareng, huissier à Buchy », l'effraya si fort, qu'elle courut en toute hâte chez le marchand d'étoffes (Flaub., MmeBovary,t. 2, 1857, p. 136).Lorsqu'une traite n'est pas payée par le tiré, elle donne lieu à la formalité du protêt (Baudhuin, Crédit et banque,1945, p. 38).
P. métaph. et abusivement. Je ne suis point qualifié pour discuter le principe. Je contiendrai tout murmure, mon protêt ne sortira pas de mon cœur (Las Cases, Mémor. Ste-Hélène,t. 2, 1823, p. 567).
Prononc. et Orth. : [pʀ ɔtε]. Ac. 1694, 1718 : protest; dep. 1740 : -têt. Étymol. et Hist. 1. 1479 « déclaration, affirmation » protest (4 juin, Lett. de Franç. de Genas a Louis XI, Arch. ds Gdf.); 1566 (Corresp. du Cardinal de Granvelle, publ. par E. Pontet, I, 258); 2. 1630 « acte par lequel un billet à ordre, un effet de commerce est protesté » protest (Arrêt ds Kuhn, p. 142); 1675 protest faute de payement, protest faute d'accepter (Savary, Le Parfait négociant, I, 144, ibid., p. 143); 1680 protêt (Rich.). Déverbal de protester*. Fréq. abs. littér. : 48. Bbg. Darm. 1877, p. 52.