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PRIMATE, subst. masc.
ZOOLOGIE
A. − Au plur. Ordre de Mammifères plantigrades, au cerveau très développé, dont le pouce est toujours opposable, comprenant les Lémuriens, les Tarsiens, les Simiens et les Hominiens. Entre l'homme et les autres Primates, la distance est physiologiquement bien faible (L. Ménard, Rêv. païen, 1876, p.114).S'il n'y a pas eu de fécondation de l'oocyte, ni par suite de nidation de l'embryon, le corps jaune se résorbe au bout de peu de jours et la muqueuse utérine hypertrophiée s'effondre, ce qui, chez les Primates et chez la femme, se manifeste par l'hémorragie menstruelle (Caullery, Embryol., 1942, p.99).Comme le dit H.-V. Vallois: «Tout s'accorde à montrer que l'ensemble de l'humanité dérive d'un petit groupe primitif qui s'est différencié à l'époque tertiaire aux dépens des Primates très évolués» (Hist. sc., 1957, p.1430).
B. −
1. Au sing. Animal appartenant à cet ordre. Et voilà devant nous, simultanément, avec la vraie définition du Primate, la réponse au problème qui nous avait conduit à regarder les Primates: «Après les Mammifères, à la fin du Tertiaire, où va bien pouvoir continuer la Vie?» (Teilhard de Ch., Phénom. hum., 1955, p.174).
Empl. adj. Quand la femelle primate allaite, elle ne s'éloigne pas de son petit lorsqu'il est mort. En général, on interprète ce comportement comme un débordement de l'instinct maternel (J. Vuillemin, Essai signif. mort, 1949, p.5).
2. P. anal., fam. Personne fruste, grossière ou d'une extrême simplicité. Madame Bergeret et M. Roux étaient aussi indignes de louange ou de blâme qu'un couple de chimpanzés. Il avait l'esprit trop ferme pour se dissimuler cependant l'étroite parenté qui le rattachait à ces deux primates (A. France, Mannequin, 1897, p.161).Ram avait perdu sa bonne humeur. Sa douceur constante d'homme fort faisait place, par instants, à une violence de primate (Morand, Champions du monde, 1930, p.110).Les deux autres [condamnés] (...) Slobowski, une brute cupide, une espèce de primate velu; le Tatoué, une gouape pourrie de vices (Genevoix, Assassin, 1948, p.252).
Prononc. et Orth.: [pʀimat]. Att. ds Ac. 1935. Au plur. ds Littré, Rob. Lar. Lang. fr., au sing. Étymol. et Hist. 1793 les primats (Vanderstegen de Putte, Trad. Linné, Système de la nature, p.32 ds Quem. DDL t.12); 1823 plur. primates (Bory de Saint-Vincent in Courtin, Encycl. mod., I, p.427, ibid., t.15). Empr. au lat. sav. de Linné primates, plur. de primas (v. primat1) qu'il utilisa pour désigner un ordre de mammifères supérieurs comprenant l'homme, les singes, les lémuriens et les chauves-souris. Fréq. abs. littér.: 31. Bbg. Quem. DDL t.15.